Le mardi 9 mars la réunion de St Armel, à l'invitation de la section du PS de la presqu'île de Rhuys, a rassemblé une cinquantaine de personnes, en présence des candidats du Pays de Vannes (élargi), de Joël Labbé président du Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Golfe du Morbihan (SIAGM) et d'Hervé Pellois, président du comité de soutien (Pays de Vannes) à la liste de Jean-Yves Le Drian.
Un invité, Philippe Le Gall, ostréïculteur, a exposé les difficultés que connaît
actuellement sa profession. La très forte mortalité des naissains semble due à une convergence de causes. Certes un virus intervient mais pourquoi est-il devenu soudainement si virulent ? Ne peut-on incriminer la baisse de la qualité de l'eau, les molécules de pesticides et de résidus médicamenteux qu'elle contient ? Le déversement des vases du port de la Trinité dans le Mor Braz arrange-t-il la situation ?
Les ostréïculteurs ne souhaitent pas vivre de subventions mais de leur travail. Ils souhaitent la création d'un organisme régional qui les aiderait à se sortir de ce mauvais pas, par la recherche (recherche des causes, recherche de souches résistantes), pour la mise en oeuvre d'une diversification (palourdes, coques, algues...)
Monique Danion rappelle que depuis 2004 la région demande la maîtrise de la
gestion de l'eau et que cela lui a toujours été refusé.
La Région souhaiter mettre en place :
-un schéma régional de gestion des vases des ports de plaisance
-une conférence régionale de la mer, avec tous les acteurs de ce milieu.
Joël Labbé, président du SIAGM, défend le projet de Parc Naturel Régional (PNR), qui concerne 38 communes et dont la Région Bretagne est maître d'ouvrage.
(Le 22 février à Vannes Jean-Yves Le Drian a réaffirmé l'engagement total de la Région en faveur du PNR du Golfe du Morbihan.)
Le territoire du futur Parc est extrêmement convoité, la pression humaine y est énorme. Le dynamisme de cette zone ne doit pas aboutir "à du n'importe quoi". Le PNR sera un instrument de maîtrise, de régulation; d'équilibre entre les différents acteurs; un lieu de concertation et de propositions. Certes la création du PNR, label de qualité de vie, pourrait renchérir le foncier, si on "laissait faire"; le marché ne régule pas...!
Une nouvelle gouvernance doit associer le tissu associatif et le monde socio-économique aux décisions. Mais surtout le politique doit agir, reprendre son rôle. Les outils existent pour contenir le prix des terrains, favoriser la mixité sociale. Ils existent au niveau des communes, comme les Plans Locaux d'Urbanisme; ils existent maintenant au niveau de la région avec l'EPFR.
Face à tant d'enjeux conflictuels il faut avoir le courage d'utiliser ces outils.
Des sujets de la qualité de l'eau et de la création du PNR on passe tout
naturellement à l'agriculture. De nombreux intervenants, dans la salle, abordent cette question. Monique Danion, Franck Guillouzouic, Anne Camus, Cyr Le Texier apportent des précisions.
Le modèle, encore dominant, de l'agriculture intensive semble condamné à terme.
Il faudra doubler en quatre ans le nombre d'agriculteurs "bio", et ce n'est pas qu'une question d'argent. Là aussi l'EPFR sera très utile. Mais une "révolution dans les têtes " sera nécessaire !
La répartition des aides européennes de la PAC est, en France, du ressort de la politique nationale, avec tous les défauts, toutes les anomalies et inégalités que cela entraîne.
La région réclame une régionalisation de ces aides, comme cela se pratique dans d'autres pays. Ce levier est très important pour orienter une politique agricole régionale.
Un invité, Philippe Le Gall, ostréïculteur, a exposé les difficultés que connaît
actuellement sa profession. La très forte mortalité des naissains semble due à une convergence de causes. Certes un virus intervient mais pourquoi est-il devenu soudainement si virulent ? Ne peut-on incriminer la baisse de la qualité de l'eau, les molécules de pesticides et de résidus médicamenteux qu'elle contient ? Le déversement des vases du port de la Trinité dans le Mor Braz arrange-t-il la situation ?Les ostréïculteurs ne souhaitent pas vivre de subventions mais de leur travail. Ils souhaitent la création d'un organisme régional qui les aiderait à se sortir de ce mauvais pas, par la recherche (recherche des causes, recherche de souches résistantes), pour la mise en oeuvre d'une diversification (palourdes, coques, algues...)
Monique Danion rappelle que depuis 2004 la région demande la maîtrise de la
gestion de l'eau et que cela lui a toujours été refusé.La Région souhaiter mettre en place :
-un schéma régional de gestion des vases des ports de plaisance
-une conférence régionale de la mer, avec tous les acteurs de ce milieu.
(Le 22 février à Vannes Jean-Yves Le Drian a réaffirmé l'engagement total de la Région en faveur du PNR du Golfe du Morbihan.)
Le territoire du futur Parc est extrêmement convoité, la pression humaine y est énorme. Le dynamisme de cette zone ne doit pas aboutir "à du n'importe quoi". Le PNR sera un instrument de maîtrise, de régulation; d'équilibre entre les différents acteurs; un lieu de concertation et de propositions. Certes la création du PNR, label de qualité de vie, pourrait renchérir le foncier, si on "laissait faire"; le marché ne régule pas...!
Une nouvelle gouvernance doit associer le tissu associatif et le monde socio-économique aux décisions. Mais surtout le politique doit agir, reprendre son rôle. Les outils existent pour contenir le prix des terrains, favoriser la mixité sociale. Ils existent au niveau des communes, comme les Plans Locaux d'Urbanisme; ils existent maintenant au niveau de la région avec l'EPFR.
Face à tant d'enjeux conflictuels il faut avoir le courage d'utiliser ces outils.
Des sujets de la qualité de l'eau et de la création du PNR on passe tout
Le modèle, encore dominant, de l'agriculture intensive semble condamné à terme.
Il faudra doubler en quatre ans le nombre d'agriculteurs "bio", et ce n'est pas qu'une question d'argent. Là aussi l'EPFR sera très utile. Mais une "révolution dans les têtes " sera nécessaire !
La répartition des aides européennes de la PAC est, en France, du ressort de la politique nationale, avec tous les défauts, toutes les anomalies et inégalités que cela entraîne.
La région réclame une régionalisation de ces aides, comme cela se pratique dans d'autres pays. Ce levier est très important pour orienter une politique agricole régionale.
La Bretagne (environ trois millions d'habitants) produit de la nourriture pour vingt à quarante millions de personnes, selon les productions !
Dans la "révolution culturelle" prônée il faudra bien un jour se poser des questions fondamentales. Produire quoi ? Où ? Pour qui ? Comment ?
Hervé Pellois conclut la réunion :
"C'est à chaque fois qu'on est uni qu'on arrive à bien faire les choses.
Socialistes, communistes , écologistes...Tant mieux si tel élu est plus motivé par telle chose, et que tel autre met son énergie sur un autre sujet !
L'essentiel c'est de faire gagner une équipe, un projet, et je crois qu'on est bien parti pour ça.
On a tous envie d'un résultat net et indiscutable.
Je vous invite donc à voter et faire voter dès le premier tour pour la liste de rassemblement de Jean-Yves Le Drian. "
Dans la "révolution culturelle" prônée il faudra bien un jour se poser des questions fondamentales. Produire quoi ? Où ? Pour qui ? Comment ?
Hervé Pellois conclut la réunion :
"C'est à chaque fois qu'on est uni qu'on arrive à bien faire les choses.
Socialistes, communistes , écologistes...Tant mieux si tel élu est plus motivé par telle chose, et que tel autre met son énergie sur un autre sujet !
L'essentiel c'est de faire gagner une équipe, un projet, et je crois qu'on est bien parti pour ça.
On a tous envie d'un résultat net et indiscutable.
Je vous invite donc à voter et faire voter dès le premier tour pour la liste de rassemblement de Jean-Yves Le Drian. "
