Le blog : Monique Danion, avant d’aborder votre expérience de conseillère régionale dans le mandat qui s’achève et votre vision pour le prochain où vous êtes candidate, quelques mots sur votre parcours ? 
Mon parcours professionnel m’a conduit à assumer très tôt des responsabilités : enseignante puis agricultrice, je me suis d’abord battue pour la promotion et la formation des agricultrices puis pour l’ensemble du monde agricole à travers les groupements de vulgarisation agricole.
Parallèlement, je me suis impliquée dans la vie de la cité : élue conseillère municipale en 1977 à La Vraie-Croix, je suis devenue maire depuis 1995.

Mon parcours professionnel m’a conduit à assumer très tôt des responsabilités : enseignante puis agricultrice, je me suis d’abord battue pour la promotion et la formation des agricultrices puis pour l’ensemble du monde agricole à travers les groupements de vulgarisation agricole.
Parallèlement, je me suis impliquée dans la vie de la cité : élue conseillère municipale en 1977 à La Vraie-Croix, je suis devenue maire depuis 1995.
Membre du conseil régional depuis 2004, je fais partie de la commission des finances où je suis plus particulièrement les dossiers de l’agriculture et du tourisme.
Je suis aussi référente pour le pays de Vannes.
Plus localement, je suis présidente du pays touristique Vannes-Lanvaux.
Militante PS de longue date, c’est donc avec beaucoup d’espoir et de détermination que je vais poursuivre mon engagement au sein de la liste menée par Jean-Yves Le Drian.
Le blog : Quelle est votre analyse de la situation du secteur agricole qui rencontre d’importantes difficultés depuis de longs mois maintenant ?
L’agriculture a été et reste un des piliers de l’économie bretonne. Dans les années 60, marquées par de brutales évolutions économiques, des paysans ont refusé de s’expatrier à Paris. Ils ont alors pris leur destinée en main, ont développé une nouvelle approche de l’agriculture et créé des structures de transformation des produits agricoles à travers les coopératives. Mais peu à peu, les choses leur ont échappé. Comme beaucoup d’autres acteurs économiques, ils ont été soumis à de fortes pressions commerciales et
financières.
Le constat est là : le tout libéralisme conduit l’agriculture dans le mur. Et aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire que seule la régulation est susceptible d’offrir des perspectives durables à l’agriculture. La Région la réclame depuis longtemps, tout comme elle appelle à une régionalisation juste et efficace des aides PAC (Politique Agricole Commune). L’après 2013 se prépare en effet dès maintenant. Nous devons promouvoir l’idée que la politique agricole commune doit devenir une politique alimentaire commune. A Bruxelles, la Région doit donc continuer d’être activement présente, notamment au comité des régions où nous pouvons trouver de précieux alliés. Car l’agriculture, si elle est une passion, représente aussi des métiers particulièrement difficiles qui doivent fournir des revenus décents à tous les agriculteurs.
L’agriculture bretonne est aujourd’hui à un tournant. Elle doit réussir une mutation qui a déjà commencé, et ne peut se réaliser qu’avec et par les agriculteurs. Une nouvelle alliance doit par conséquent se construire avec toutes les sensibilités agricoles. Il s’agit ici de reconnaître et de valoriser son rôle central dans l’aménagement durable et équilibré du territoire, notamment en préservant ce qui fait la spécificité de l’agriculture
bretonne : des exploitations à taille humaine qui maillent l’ensemble de l’espace régional. Il faut enfin continuer à satisfaire les demandes des consommateurs en favorisant des productions de qualité et en soutenant la diversification (bio, conventionnel en circuits courts…). C’est le sens de l’héritage laissé par Odette Herviaux, qui a remarquablement œuvré pour défendre l’agriculture bretonne.
Le blog : Vos réflexions sur le tourisme où vous êtes très impliquée et qui constitue un autre pilier économique breton ?
Le tourisme joue en effet un rôle de première importance dans l’économie bretonne. Et comme l’agriculture, il doit s’adapter à une demande de plus en plus exigeante et se diversifier. Pour sa part, la région Bretagne a élaboré une stratégie ambitieuse, fondée sur le développement durable et déclinée dans le schéma régional du tourisme. Ce fut l’aboutissement d’un long travail de concertation entre tous les acteurs : professionnels, élus et institutions.
Il obéit à trois objectifs : structuration du secteur grâce à l’optimisation de la complémentarité entre l’ensemble des acteurs concernés ; approche qualitative (hébergements, services, activités) valorisant nos différents patrimoines naturels et culturels ; modernisation des structures d’hébergement avec une attention particulière portée au tourisme social.
La Région s’est par ailleurs donné les moyens de les atteindre en inscrivant le tourisme comme une priorité transversale de ses politiques : mise en place d’un accompagnement personnalisé en matière de formation et d’accès à l’emploi, soutien à l’innovation, rééquilibrage territorial.
Plus localement, je suis présidente du pays touristique Vannes-Lanvaux.
Militante PS de longue date, c’est donc avec beaucoup d’espoir et de détermination que je vais poursuivre mon engagement au sein de la liste menée par Jean-Yves Le Drian.
Le blog : Quelle est votre analyse de la situation du secteur agricole qui rencontre d’importantes difficultés depuis de longs mois maintenant ?
L’agriculture a été et reste un des piliers de l’économie bretonne. Dans les années 60, marquées par de brutales évolutions économiques, des paysans ont refusé de s’expatrier à Paris. Ils ont alors pris leur destinée en main, ont développé une nouvelle approche de l’agriculture et créé des structures de transformation des produits agricoles à travers les coopératives. Mais peu à peu, les choses leur ont échappé. Comme beaucoup d’autres acteurs économiques, ils ont été soumis à de fortes pressions commerciales et
financières.Le constat est là : le tout libéralisme conduit l’agriculture dans le mur. Et aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire que seule la régulation est susceptible d’offrir des perspectives durables à l’agriculture. La Région la réclame depuis longtemps, tout comme elle appelle à une régionalisation juste et efficace des aides PAC (Politique Agricole Commune). L’après 2013 se prépare en effet dès maintenant. Nous devons promouvoir l’idée que la politique agricole commune doit devenir une politique alimentaire commune. A Bruxelles, la Région doit donc continuer d’être activement présente, notamment au comité des régions où nous pouvons trouver de précieux alliés. Car l’agriculture, si elle est une passion, représente aussi des métiers particulièrement difficiles qui doivent fournir des revenus décents à tous les agriculteurs.
L’agriculture bretonne est aujourd’hui à un tournant. Elle doit réussir une mutation qui a déjà commencé, et ne peut se réaliser qu’avec et par les agriculteurs. Une nouvelle alliance doit par conséquent se construire avec toutes les sensibilités agricoles. Il s’agit ici de reconnaître et de valoriser son rôle central dans l’aménagement durable et équilibré du territoire, notamment en préservant ce qui fait la spécificité de l’agriculture
Le blog : Vos réflexions sur le tourisme où vous êtes très impliquée et qui constitue un autre pilier économique breton ?
Le tourisme joue en effet un rôle de première importance dans l’économie bretonne. Et comme l’agriculture, il doit s’adapter à une demande de plus en plus exigeante et se diversifier. Pour sa part, la région Bretagne a élaboré une stratégie ambitieuse, fondée sur le développement durable et déclinée dans le schéma régional du tourisme. Ce fut l’aboutissement d’un long travail de concertation entre tous les acteurs : professionnels, élus et institutions.
Il obéit à trois objectifs : structuration du secteur grâce à l’optimisation de la complémentarité entre l’ensemble des acteurs concernés ; approche qualitative (hébergements, services, activités) valorisant nos différents patrimoines naturels et culturels ; modernisation des structures d’hébergement avec une attention particulière portée au tourisme social.
La Région s’est par ailleurs donné les moyens de les atteindre en inscrivant le tourisme comme une priorité transversale de ses politiques : mise en place d’un accompagnement personnalisé en matière de formation et d’accès à l’emploi, soutien à l’innovation, rééquilibrage territorial.
Le blog : Maire d’une commune rurbaine, c'est-à-dire à la fois rurale et urbaine, quelle est votre action face à ce qui peut apparaître comme un paradoxe, une difficulté ?
La commune de La Vraie-Croix est une commune de la deuxième couronne de Vannes qui compte environ 1500 habitants. Son dynamisme économique est porté par l’agriculture et le tourisme. L’agriculture représente ainsi encore plus de 40 emplois, dont deux installations récentes en bio. A cet égard, la problématique du foncier demeure un sujet crucial pour l’installation des jeunes agriculteurs. La Région est là pour les encourager et les accompagner notamment grâce au tout nouvel EPFR (Etablissement Public Foncier Régional) présenté dans votre blog voici quelques jours.
Dans cette logique, nous avons mis en place un plan local d’urbanisme assez drastique, suivi de la création d’une zone d’aménagement concerté multi-sites. Nous maîtrisons ainsi l’ensemble des terrains constructibles. Une réflexion d’aménagement global selon la méthode A.E.U. (Approche Environnementale de l’Urbanisme) est engagée afin de qualifier les nouveaux quartiers et de garder la qualité de vie souhaitée par l’ensemble des habitants. Nous nous inscrivons ainsi directement dans la politique exemplaire menée par la Région grâce au dispositif EcoFAUR. Enfin, un agenda 21 est par ailleurs en cours de validation au ministère de l’environnement. Notre expérience intéresse de nombreuses communes et la Région représente à ce titre un lieu d’échanges et d’innovations particulièrement utile en vue de promouvoir un aménagement et un développement durables et solidaires pour l’ensemble de la Bretagne, dans l’intérêt de toutes les Bretonnes et de tous les Bretons.
La commune de La Vraie-Croix est une commune de la deuxième couronne de Vannes qui compte environ 1500 habitants. Son dynamisme économique est porté par l’agriculture et le tourisme. L’agriculture représente ainsi encore plus de 40 emplois, dont deux installations récentes en bio. A cet égard, la problématique du foncier demeure un sujet crucial pour l’installation des jeunes agriculteurs. La Région est là pour les encourager et les accompagner notamment grâce au tout nouvel EPFR (Etablissement Public Foncier Régional) présenté dans votre blog voici quelques jours.
Dans cette logique, nous avons mis en place un plan local d’urbanisme assez drastique, suivi de la création d’une zone d’aménagement concerté multi-sites. Nous maîtrisons ainsi l’ensemble des terrains constructibles. Une réflexion d’aménagement global selon la méthode A.E.U. (Approche Environnementale de l’Urbanisme) est engagée afin de qualifier les nouveaux quartiers et de garder la qualité de vie souhaitée par l’ensemble des habitants. Nous nous inscrivons ainsi directement dans la politique exemplaire menée par la Région grâce au dispositif EcoFAUR. Enfin, un agenda 21 est par ailleurs en cours de validation au ministère de l’environnement. Notre expérience intéresse de nombreuses communes et la Région représente à ce titre un lieu d’échanges et d’innovations particulièrement utile en vue de promouvoir un aménagement et un développement durables et solidaires pour l’ensemble de la Bretagne, dans l’intérêt de toutes les Bretonnes et de tous les Bretons.
