vendredi 19 mars 2010

L'hommage de Simon Uzenat à Jacqueline Chevé

Lundi matin, la République et la Bretagne ont perdu l’une de leurs combattantes les plus acharnées. Jacqueline Chevé nous a quittés brutalement, au milieu d’une campagne électorale dont elle était la fervente représentante dans le sud des Côtes d’Armor.

En tant qu’ancien collaborateur, je garde d’elle le souvenir vivace d’une femme résolue, convaincue que seul l’intérêt général devait guider l’action publique. Son engagement social, à la fois professionnel et politique, a constitué le fil rouge d’une vie marquée par le goût des autres.

Citoyenne engagée, élue locale, régionale puis parlementaire, son combat pour le centre-Bretagne demeurait - et le demeure plus encore aujourd’hui - une source d’inspiration pour tous les progressistes qui ne conçoivent le développement que dans le respect des équilibres sociaux et de la solidarité territoriale. Le 4 février dernier, elle rencontrait ainsi le président de la cour d’appel de Rennes pour obtenir de la justice républicaine qu’elle n’abandonne pas, elle aussi, ce cœur de Bretagne où résonnent les voix de milliers de citoyens dans la détresse.

Tournée en permanence vers l’avenir, elle se passionnait pour l’action de terrain, celle qui permet de changer la vie des gens et de rendre la société plus juste.

Son départ prématuré attriste beaucoup de Bretonnes et de Bretons, notamment ceux du Pays de Loudéac pour lesquels elle représentait l’espoir du changement, le symbole d’une démocratie renouvelée et apaisée. Dans cette épreuve, je veux ici adresser toutes mes pensées à sa famille, son mari Philippe, son fils Romain et sa fille Marine. Je tiens également à y associer mes anciens collègues, Olivier, Anthony et Isabelle.

Bouleversé par cette disparition, je crois toutefois que Jacqueline ne souhaiterait qu’une seule chose : poursuivre la campagne avec encore plus d’énergie afin de signer une belle victoire dimanche prochain. Une victoire que la gauche rassemblée, celle qui veut donner une place à chacun, pourra lui dédier.

Simon Uzenat

Une cérémonie se déroulera ce matin, 19 mars, au Palais des Congrès de Loudéac