(Eric Tabarly, Mémoires du large)
Dimanche 21 mars 2010, le Parti socialiste et ses partenaires ont remporté une incontestable victoire. L'avenir des régions était bien sûr l’enjeu de cette élection mais on ne peut s’empêcher de relever que la gauche représente la majorité absolue au plan national. Le rassemblement conduit par Jean-Yves Le Drian arrive même en tête dans le Morbihan et à Vannes, terre de mission qui le devient un peu moins à chaque élection. Événement majeur qui ne doit pas nous aveugler mais au contraire nous obliger à analyser avec lucidité ces résultats.
Les quartiers où la crise, additionnée à une politique gouvernementale profondément injuste et inefficace, frappe le plus durement sont précisément
ceux où l’abstention reste la plus élevée. Cette remarque s'applique à Vannes comme au plan national. Nous, gens de gauche, devons tenir compte de cet avertissement sans frais. Et ce serait trahir nos convictions que l’ignorer. Car après avoir été trompés et abandonnés par Sarkozy, ces quartiers pourraient bien être tentés d'utiliser alors massivement le bulletin des extrêmes, notamment celui du Front National, pour exprimer l'ampleur de leur désespérance.
Au-delà de ce péril qu’il nous faut garder chevillé au corps, c’est un message d’espoir que les Français nous ont adressé. Et ce dernier s’adresse également à nous, socialistes vannetais, puisque nos électeurs nous ont accordé plus de suffrages qu'à l'UMP. Ne nous livrons pas au futile exercice de l'oracle. Leur appel est simple : « Donnez nous envie et raison de renouveler ce choix ! ».
L’an prochain, l'actualité politique sera marquée par les élections cantonales au terme desquelles il n’est nullement déraisonnable d’espérer, pour la première fois, conquérir le Conseil général du Morbihan. En 2012, ce seront les élections présidentielles bien sûr mais aussi législatives où la circonscription de Vannes pourrait constituer un enjeu symbolique dans la bataille droite-gauche. Puis en 2014, les municipales où s’affronteront deux logiques : celle du maire sortant accroché comme une bernique à son rocher libéral, et celle de nos candidats dont le projet sera orienté vers ce qui fait le plus défaut aujourd’hui à Vannes, une grande politique de développement durable, solidaire et démocratique.
Les quartiers où la crise, additionnée à une politique gouvernementale profondément injuste et inefficace, frappe le plus durement sont précisément
Au-delà de ce péril qu’il nous faut garder chevillé au corps, c’est un message d’espoir que les Français nous ont adressé. Et ce dernier s’adresse également à nous, socialistes vannetais, puisque nos électeurs nous ont accordé plus de suffrages qu'à l'UMP. Ne nous livrons pas au futile exercice de l'oracle. Leur appel est simple : « Donnez nous envie et raison de renouveler ce choix ! ».
L’an prochain, l'actualité politique sera marquée par les élections cantonales au terme desquelles il n’est nullement déraisonnable d’espérer, pour la première fois, conquérir le Conseil général du Morbihan. En 2012, ce seront les élections présidentielles bien sûr mais aussi législatives où la circonscription de Vannes pourrait constituer un enjeu symbolique dans la bataille droite-gauche. Puis en 2014, les municipales où s’affronteront deux logiques : celle du maire sortant accroché comme une bernique à son rocher libéral, et celle de nos candidats dont le projet sera orienté vers ce qui fait le plus défaut aujourd’hui à Vannes, une grande politique de développement durable, solidaire et démocratique.
