A Vannes, conformément à la tendance nationale, la mobilisation s'est encore renforcée. Les manifestants entendaient certainement montrer leur profond désaccord avec un gouvernement qui continue de servir ostensiblement les plus privilégiés de ses électeurs, un gouvernement arrogant dont les ministres gaspillent l'argent public à des fins personnelles.
Mais pour la première fois, lors de ce quatrième mouvement social d'ampleur depuis la rentrée, la revendication d'une retraite juste et équitable a réuni toutes les couches de la société, jeunes, actifs et retraités.Le gouvernement, ou plutôt celui qui en tient lieu, Sarkozy, devrait prendre la juste mesure de ce mécontentement. Mais la réponse a déjà fusé par la voix de Fillon, son « collaborateur », qui a exclu toute nouvelle concession devant les députés.
Tous les ingrédients d'une situation de blocage potentiellement explosive sont désormais réunis : stratégie du pourrissement pour Sarkozy, syndicats fortement légitimés dans leur action et donc peu enclins à baisser la garde, jeunes qui entrent dans l’action, grèves reconduites localement, raffineries bloquées…
Tous les ingrédients d'une situation de blocage potentiellement explosive sont désormais réunis : stratégie du pourrissement pour Sarkozy, syndicats fortement légitimés dans leur action et donc peu enclins à baisser la garde, jeunes qui entrent dans l’action, grèves reconduites localement, raffineries bloquées…
Sarkozy campe sur sa position en privilégiant la seule politique qu’il connaisse : la politique du pire (ne s’est-on pas mis la communauté internationale à dos pour une sinistre affaire de politique intérieure, les Roms) car cet homme est prêt à tout pour imposer sa volonté.
Quoi qu'il en coûte pour les victimes de son acharnement idéologique, quoi qu'il advienne d'institutions républicaines décrédibilisées, condamnées à réciter, une nouvelle fois, la fable des trois petits singes.
Les prochains jours vont être décisifs pour l'avenir et le climat social dans notre pays. C’est avec beaucoup de gravité qu’il faut le dire car il n’y a pas plus risqué qu’une radicalisation qui débouche sur l’irrationnel, l’immaîtrisable.
Les prochains jours vont être décisifs pour l'avenir et le climat social dans notre pays. C’est avec beaucoup de gravité qu’il faut le dire car il n’y a pas plus risqué qu’une radicalisation qui débouche sur l’irrationnel, l’immaîtrisable.
Une nouvelle fois, le Parti Socialiste, pleinement dans son rôle et conformément à ses idéaux et son projet de réforme alternatif, appelle donc solennellement le gouvernement à faire preuve de responsabilité en prenant des initiatives constructives qui répondront aux attentes citoyennes et abaisseront les tensions. En un mot, faire ce à quoi il s’est refusé jusqu’à ce jour : négocier !
