samedi 10 avril 2010

Le coup de l'ascenseur



Avec le printemps et l'arrivée des beaux jours, chacun a envie de rejoindre la campagne, pour voir la végétation renaître et écouter les oiseaux qui chantent à gorge déployée.
La campagne, c'est à deux pas de Ménimur, au parc de Kermesquel, l'un des rares espaces naturels de la ville de Vannes, le long de la rivière le Rohan.
Des sentiers ont été aménagés, parfois peu praticables en période très humide; des bancs et quelques poubelles ont été installés. L'ensemble, entretenu a minima, présente un caractère naturel, s'avère très agréable à fréquenter et offre aux enfants un superbe terrain de jeu.
Et pourtant, malgré son charme et sa proximité, cet espace est peu connu des vannetais. La raison en est simple : son accès est particulièrement dangereux. La traversée de la route de Pontivy est très risquée malgré la présence de feux. Une fois cet obstacle franchi, le danger n'a pas disparu : il faut maintenant traverser la route de Tréhuinec pour accéder au parc. Il n'y a aucun passage protégé. Quelques ralentisseurs calmeraient les fous du volant qui se croient seuls sur cette petite route qui mène aussi aux jardins familiaux.
Chaque année, lors de la réunion de quartier, les habitants de Ménimur interpellent le maire pour qu'une solution soit apportée à ce danger. Chaque année la construction d'une passerelle est demandée. Plusieurs fois la réponse a été : "On va étudier mais c'est difficile".
En 2010 le maire s'est surpassé avec une réponse pour le moins inattendue : "La construction d'une passerelle est très difficile, il faudrait prévoir un ascenseur!".
Avec une telle approche, évidemment, la passerelle n'est pas pour demain . C'est faire croire à tous que l'espace nécessaire pour la construction d'une rampe d'accès n'existe pas. Ce qui s'est fait dans de nombreuses villes, y compris dans la presqu'île de Rhuys à Saint Colombier, n'est pas possible à Vannes ! Bizarre !
La présence d'une passerelle devient pourtant d'une urgente priorité. En effet le développement de l'espace santé autour de la clinique Océane attire un nombre croissant de personnes, pas toujours très alertes. La traversée du rond-point de Kerniol, à pied ou à vélo, relève de l'opération suicide.
Nous avons ici, une fois de plus, l'exemple de l'imprévoyance de la mairie de Vannes :on construit d'abord, puis ensuite on s'aperçoit que les accès n'ont pas été prévus en conséquence.

Parlant des frasques de la gestion municipale de Marcellin, un jour Ouest-France a titré : "A Vannes rien n'est comme ailleurs". Trente ans plus tard ce titre reste toujours d'actualité.