mardi 25 octobre 2011

Retour sur la 11ème Université de Berder.

Restaurer la relation de l’homme à l’économie et au social, réconcilier l’action publique et les citoyens, exercer le droit à l’expérimentation, permettre l’autonomie fiscale. Quelques expressions fortes souvent entendues au cours de cette journée. Autant de questions qui se posent aussi à quelques mois de l’élection présidentielle. Les socialistes morbihannais ont ainsi voulu porter, dans la perspective du projet présidentiel, leur aspiration pour un aprofondissement de la décentralisation, résumé dans une expression : “la République des territoires”.

Atelier A : Territoire économique

Yves Grohens, directeur du laboratoire d’ingénierie des matériaux (LIMATB) à l’Université Bretagne Sud (UBS), a donné sa vision de l’université et les liens qu’elle entretient avec le territoire et les acteurs économiques. Les financements publics des laboratoires de recherche sont basés sur le nombre de publications, conférences et thèses soutenues, mais rien ou peu sur le transfert de technologie (brevets). Les chercheurs doivent donc eux-mêmes trouver d’autres sources de financement.

Suite à la réforme de l’université : que deviendront les petites universités comme l’UBS ? L’Europe préconise des regroupements pour arriver à 10 sites universitaires d’excellence. Le choix du gouvernement est une recentralisation sur de grosses métropoles. Or les intérêts divergent entre universités de métropoles et universités de territoires. La proposition des équipes universitaires est un regroupement administratif mais pas géographique entre les universités de Bretagne et Loire-Atlantique pour la proximité des étudiants et pour éviter que les entreprises ne partent vers les grandes métropoles.  
Plusieurs problématiques ont ainsi été soulevées : quels partenariats public/privé en dehors des grosses métropoles ? Comment allier recherche innovation et entreprise, sans être au service uniquement de l’entreprise qui finance ? Quelle articulation recherche/entreprise en dehors des finances, quand on sait que la logique de l’entreprise est le secret de fabrication et que le chercheur sera évalué sur ses publications ?

Claudine De Brassier