jeudi 27 octobre 2011

Berder 2011 . Atelier C : Territoire maritime.

Alors que le président de la République avait réaffirmé, dans son discours du Havre, le caractère stratégique de la maritimité, cette belle ambition s'est heurtée aux décisions contreproductives du Gouvernement : éclatement des affaires maritimes, absence de prise en compte des politiques innovantes des collectivités (cf. charte des espaces côtiers)...
Associé du Groupe Nass&Wind, Olivier Barreau a souligné l'instabilité réglementaire qui affecte le secteur des énergies renouvelables et menace l'émergence de nouvelles filières industrielles pourvoyeuses d'emplois non délocalisables.
Directeur de la station Ifremer de Lorient, Gérard Bavouzet a quant à lui dénoncé la réduction mécanique des budgets dans le cadre d'une RGPP qui affaiblit les capacités publiques de recherche.

Pourtant, tant au plan mondial - conférences onusiennes sur le climat et la biodiversité - qu'européen - adoption du paquet énergie-climat, débat sur l'avenir de la politique commune des pêches -, les mers et les océans offrent de formidables opportunités pour refonder notre modèle de développement. Compte tenu des multiples conflits d'usage, deux conditions s'avèrent toutefois nécessaires pour entamer cette marche vers la glaz économie : gouvernance partenariale et responsabilité politique.
Gérard Bavouzet a ainsi démontré qu'une mobilisation conjointe des acteurs (professionnels, scientifiques, ONG, élus) permettait de préserver efficacement la ressource, d'améliorer la qualité des produits et de rémunérer justement les producteurs.
En évoquant la démarche de concertation mise en œuvre pour l'implantation d'éoliennes offshore, Olivier Barreau a confirmé la pertinence de cette approche. Les deux intervenants ont cependant insisté sur le rôle des élus qui doivent fixer un cap (le développement des EnR ne peut se concevoir sans des mesures fortes concernant les économies d'énergie) et garantir la continuité de l'action publique sur le long terme.

Simon Uzenat