jeudi 23 septembre 2010

" Manifestation monstre dans les rues pour la retraite "

ou L’histoire des trois singes de l’Elysée

Vannes a réussi une mobilisation au moins identique à celle du 7 septembre et Ouest France ne s’y est pas trompé en titrant sur son site internet : «Vannes : manifestation monstre dans les rues pour la retraite ».
Les citoyens du Pays de Vannes, pourtant peu enclins traditionnellement à descendre dans la rue, ont décidé de confirmer et de ne rien céder face à un pouvoir méprisant et si éloigné des préoccupations de Français. Ils ne supportent plus cette caste qui n’a d’autre préoccupation que privilégier son clan aux dépens de la majorité, essence même de ce qui constitue la démocratie. Sans doute aussi ne supportent-ils plus cette politique du bouc émissaire qui nous rend ridicule aux yeux du monde, ces comportements agressifs et mensongers à l’égard de l’Europe et de nos plus proches voisins.

Ce n’est malheureusement que le début de ce qui risque d’être un détestable crescendo vers l’élection présidentielle de 2012.

Mais pourquoi donc l’histoire des trois singes de l’Elysée ?

C’est ce symbole
asiatique représenté par trois singes, dont chacun se couvre une partie différente du visage avec les mains:
- le premier les yeux
parce qu’il ne veut pas voir ce qui pourrait poser problème,
- le deuxième les oreilles
parce qu’il ne veut pas entendre afin de pouvoir faire comme s’il ne savait pas,
- et le troisième la bouche
pour ne rien dire de ce qu’il sait.

Ce matin, le premier singe n’a rien vu comme d’habitude, le deuxième n’a rien entendu comme d’habitude mais, contrairement au symbole, le troisième a parlé comme d’habitude.

Et le troisième singe a dit, dès le milieu de la matinée alors que débutaient les manifestations, que la mobilisation subissait une « baisse sensible », signe que les Français « adhèrent davantage » aux idées du pouvoir.

Des trois singes, celui qui parle bien sûr, après avoir irrité le Pape, l’ONU, la Commission européenne, le Luxembourg, voilà qu’il va énerver le Vannetais.