L'appel unitaire des syndicats à manifester contre le projet gouvernemental de réforme des retraites a rencontré un très large écho. Sur son site, vers 13 heures, Ouest-France donnait le nombre de 12 000 manifestants à Vannes !
La ville n'avait pas connu de manifestation d'une telle ampleur depuis celle de 2002 (avant le deuxième tour de la présidentielle ) voire celle de 1995 (contre les réformes d'Alain Juppé).
De l'avis général, le défilé de ce matin était vraiment impressionnant. Les salariés du secteur privé étaient largement représentés.
Le gouvernement tiendra-t-il compte de l'évidente volonté populaire, reculera-t-il sur les points les plus contestés ? Le débat qui se déroule à partir de ce jour à l'Assemblée Nationale, dans un climat électrique selon Le Monde, ne semble pas l'indiquer. Mais attendons la suite et espérons...
L'opinion a bien compris que la réforme proposée est injuste :
-Le recul de l'âge légal de 60 à 62 ans fait peser l'essentiel de l'effort sur les ouvriers, les employés, qui ont travaillé le plus dur, sur ceux qui ont eu les carrières les plus longues, sur les plus modestes. Aucune vraie prise en compte de la pénibilité n'est prévue, à moins d'être devenu à 60 ans invalide et inapte au travail !
-Le recul de l'âge de départ à taux plein de 65 à 67 ans pénalise d'abord et surtout les femmes qui ont eu des carrières incomplètes ou fractionnées.
-Les efforts ne sont pas équitablement répartis : seulement 8% de l'effort sont demandés au capital et au patrimoine, et donc 92% au travail.
Par ailleurs ces mesures ne règlent pas vraiment le problème : elles ne prévoient que 25 milliards d'euros en 2012 alors qu'il en faudra 30. En 2050, elles n'en prévoient que 40 alors qu'il en faudra 80. Le déficit est mis sous le tapis jusqu'en 2012. Et après ?
Le financement n'étant pas réglé, les conditions d'obtention de la retraite à taux plein devenant de plus en plus difficiles à remplir, les pensions de la plupart d'entre nous risquent fort de baisser ! On ne parle pas ici des "retraites-chapeau"...
Le Parti Socialiste propose une réforme juste, efficace et durable.
Les mesures financières y tiennent une place importante :
-des prélèvements non-symboliques sur les revenus du capital (dividendes, bonus, stock-options) doivent s'ajouter aux prélèvements sur les revenus du travail. Ce n'est que justice.
-Le fonds de réserve des retraites, créé par le gouvernement Jospin, doit être alimenté par une taxe sur les banques aidées pendant la crise sans contrepartie.
-Une hausse modérée et progressive des cotisations patronales et salariales peut être admise.
Nous ne remettons pas en cause l'allongement des durées de cotisation déjà fixé (41,5 ans en 2020). Faudra-t-il aller au delà après 2020 ? Cela dépendra de la situation....
L'âge légal de départ doit être maintenu à 60 ans pour ceux qui le veulent, avec des mesures incitatives pour encourager par un bonus ceux qui souhaitent et peuvent partir plus tard.
C'est une question de justice et de liberté de choix.
La pénibilité sera prise en compte, par une majoration des périodes de travail pénible. Les ouvriers du bâtiment, par exemple, savent de quoi on parle.
Un vrai plan pour améliorer l'emploi des seniors devra être élaboré.
En 2010 le PS combat le projet du gouvernement et fait des propositions.
En 2012, si les français lui font confiance, le PS et ses partenaires rouvriront le dossier dans la concertation, avec efficacité, pour la justice.
La ville n'avait pas connu de manifestation d'une telle ampleur depuis celle de 2002 (avant le deuxième tour de la présidentielle ) voire celle de 1995 (contre les réformes d'Alain Juppé).
De l'avis général, le défilé de ce matin était vraiment impressionnant. Les salariés du secteur privé étaient largement représentés.
Le gouvernement tiendra-t-il compte de l'évidente volonté populaire, reculera-t-il sur les points les plus contestés ? Le débat qui se déroule à partir de ce jour à l'Assemblée Nationale, dans un climat électrique selon Le Monde, ne semble pas l'indiquer. Mais attendons la suite et espérons...
L'opinion a bien compris que la réforme proposée est injuste :
-Le recul de l'âge légal de 60 à 62 ans fait peser l'essentiel de l'effort sur les ouvriers, les employés, qui ont travaillé le plus dur, sur ceux qui ont eu les carrières les plus longues, sur les plus modestes. Aucune vraie prise en compte de la pénibilité n'est prévue, à moins d'être devenu à 60 ans invalide et inapte au travail !
-Le recul de l'âge de départ à taux plein de 65 à 67 ans pénalise d'abord et surtout les femmes qui ont eu des carrières incomplètes ou fractionnées.
-Les efforts ne sont pas équitablement répartis : seulement 8% de l'effort sont demandés au capital et au patrimoine, et donc 92% au travail.
Par ailleurs ces mesures ne règlent pas vraiment le problème : elles ne prévoient que 25 milliards d'euros en 2012 alors qu'il en faudra 30. En 2050, elles n'en prévoient que 40 alors qu'il en faudra 80. Le déficit est mis sous le tapis jusqu'en 2012. Et après ?
Le financement n'étant pas réglé, les conditions d'obtention de la retraite à taux plein devenant de plus en plus difficiles à remplir, les pensions de la plupart d'entre nous risquent fort de baisser ! On ne parle pas ici des "retraites-chapeau"...
Le Parti Socialiste propose une réforme juste, efficace et durable.
Les mesures financières y tiennent une place importante :
-des prélèvements non-symboliques sur les revenus du capital (dividendes, bonus, stock-options) doivent s'ajouter aux prélèvements sur les revenus du travail. Ce n'est que justice.
-Le fonds de réserve des retraites, créé par le gouvernement Jospin, doit être alimenté par une taxe sur les banques aidées pendant la crise sans contrepartie.
-Une hausse modérée et progressive des cotisations patronales et salariales peut être admise.
Nous ne remettons pas en cause l'allongement des durées de cotisation déjà fixé (41,5 ans en 2020). Faudra-t-il aller au delà après 2020 ? Cela dépendra de la situation....
L'âge légal de départ doit être maintenu à 60 ans pour ceux qui le veulent, avec des mesures incitatives pour encourager par un bonus ceux qui souhaitent et peuvent partir plus tard.
C'est une question de justice et de liberté de choix.
La pénibilité sera prise en compte, par une majoration des périodes de travail pénible. Les ouvriers du bâtiment, par exemple, savent de quoi on parle.
Un vrai plan pour améliorer l'emploi des seniors devra être élaboré.
En 2010 le PS combat le projet du gouvernement et fait des propositions.
En 2012, si les français lui font confiance, le PS et ses partenaires rouvriront le dossier dans la concertation, avec efficacité, pour la justice.
