vendredi 19 mars 2010

21 mars 2010 : un choix décisif pour l’avenir de la Bretagne

Chers habitants du Pays de Vannes,

Dimanche prochain, avec l’ensemble des Bretonnes et des Bretons, vous exercerez cette grande et belle responsabilité d’élire la majorité régionale qui vous représentera jusqu’en 2014 et donc le président du futur conseil régional.
A quelques jours de ce tournant crucial, je veux vous redire l’ambition que j’entends porter dans l’intérêt général de notre région. Un territoire auquel nous sommes tous profondément attachés et dont le Pays de Vannes symbolise toute la richesse et toute la diversité.

De nombreux défis nous attendent, qui concernent toute la Bretagne mais plus particulièrement cet espace si unique du Golfe du Morbihan. Des défis majeurs qui exigent une vision globale, des engagements précis et des actions ciblées. Des défis, enfin, qui nous imposent d’être rassemblés et de promouvoir une démocratie régionale exemplaire et loyale, celle-là même qui a permis de remettre la Bretagne en mouvement depuis 2004.

Après l’échec du sommet de Copenhague et la faillite des États, il importe désormais que les collectivités locales et les régions prennent le relais en mettant en œuvre des plans d’actions concrets et cohérents afin d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Dans cet esprit, la vulnérabilité de la Bretagne, hélas déjà maintes fois éprouvée, ne doit pas servir de prétexte à des politiques obsolètes et néfastes qui conduiraient soit à une gestion administrée et recentralisée, soit à une décroissance économique dont les dégâts humains et sociaux seraient catastrophiques.

Tout au contraire, il s’agit d’engager la métamorphose de l’économie régionale autour de trois principes fondamentaux : la durabilité écologique, la solidarité sociale et territoriale, l’ouverture sur le monde. Car ce que nous apprend la lutte contre le changement climatique, c’est qu’elle est porteuse d’une réorganisation profonde de notre société, à l’échelle régionale et internationale, qui dépasse de loin le critère très étroit des quantités de CO2.

Ainsi, en nouant une nouvelle alliance avec les agriculteurs (autonomie des exploitations, croissance de l’agriculture biologique, refus des OGM, contractualisation réciproque), en établissant une stratégie régionale intégrée pour la reconquête de la qualité de l’eau, en soutenant l’urbanisme durable (préservation du foncier, trame verte et bleue de la biodiversité), nous pourrons atteindre l’objectif de -30% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, préserver l’attractivité de notre région, renforcer sa diversité économique et consolider les équilibres sociaux, générationnels et territoriaux. Et c’est dans cet esprit que je m’engage à soutenir le projet de Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan.

Avec l’ensemble de mon équipe, composée de socialistes, de communistes, d’écologistes et de personnalités qualifiées, je veux protéger la Bretagne des fractures inacceptables, nées de l’abandon au marché et favorisées par des politiques gouvernementales particulièrement injustes et rétrogrades. Avec vous, je veux porter l’élan d’une Bretagne fière d’elle-même, qui fait confiance à ses habitants et qui regarde l’avenir avec espoir.

Une région ne peut pas tout, mais en mobilisant toutes ses ressources et ses talents, elle peut beaucoup. Nous disposons en effet de nombreux atouts pour affronter ces défis avec enthousiasme et sérénité.

J’ai confiance en notre engagement au service de la solidarité, notre envie de créativité et notre sens des responsabilités.
J’ai confiance en notre force collective.
J’ai confiance en vous.


Bevet Breizh ! Vive la Bretagne !

Jean-Yves Le Drian

Le meeting de Rennes, le jeudi 18 mars, a rassemblé un millier de personnes à la Halle Martenot, autour des candidats socialistes, communistes, écologistes et personnalités qualifiées de la liste de rassemblement conduite par Jean-Yves Le Drian.

L'hommage de Simon Uzenat à Jacqueline Chevé

Lundi matin, la République et la Bretagne ont perdu l’une de leurs combattantes les plus acharnées. Jacqueline Chevé nous a quittés brutalement, au milieu d’une campagne électorale dont elle était la fervente représentante dans le sud des Côtes d’Armor.

En tant qu’ancien collaborateur, je garde d’elle le souvenir vivace d’une femme résolue, convaincue que seul l’intérêt général devait guider l’action publique. Son engagement social, à la fois professionnel et politique, a constitué le fil rouge d’une vie marquée par le goût des autres.

Citoyenne engagée, élue locale, régionale puis parlementaire, son combat pour le centre-Bretagne demeurait - et le demeure plus encore aujourd’hui - une source d’inspiration pour tous les progressistes qui ne conçoivent le développement que dans le respect des équilibres sociaux et de la solidarité territoriale. Le 4 février dernier, elle rencontrait ainsi le président de la cour d’appel de Rennes pour obtenir de la justice républicaine qu’elle n’abandonne pas, elle aussi, ce cœur de Bretagne où résonnent les voix de milliers de citoyens dans la détresse.

Tournée en permanence vers l’avenir, elle se passionnait pour l’action de terrain, celle qui permet de changer la vie des gens et de rendre la société plus juste.

Son départ prématuré attriste beaucoup de Bretonnes et de Bretons, notamment ceux du Pays de Loudéac pour lesquels elle représentait l’espoir du changement, le symbole d’une démocratie renouvelée et apaisée. Dans cette épreuve, je veux ici adresser toutes mes pensées à sa famille, son mari Philippe, son fils Romain et sa fille Marine. Je tiens également à y associer mes anciens collègues, Olivier, Anthony et Isabelle.

Bouleversé par cette disparition, je crois toutefois que Jacqueline ne souhaiterait qu’une seule chose : poursuivre la campagne avec encore plus d’énergie afin de signer une belle victoire dimanche prochain. Une victoire que la gauche rassemblée, celle qui veut donner une place à chacun, pourra lui dédier.

Simon Uzenat

Une cérémonie se déroulera ce matin, 19 mars, au Palais des Congrès de Loudéac

jeudi 18 mars 2010

Confirmer l'essai !

Vannes, le 17 mars.
Une réunion publique, autour de six des candidats de la liste morbihannaise de Jean-Yves Le Drian, réunit une centaine de militants, de sympathisants, de citoyens soucieux de s'informer. On note la présence de nombreux élus du Pays de Vannes.
Hervé Pellois, président du comité de soutien du pays de Vannes, introduit la réunion et présente les intervenants. Dans l'ordre de leurs interventions : Béatrice Le Marre (PS), Daniel Gilles (PCF), Monique Danion (PS), Anne Camus (BE), Jean-Michel Le Boulanger (Personnalité d'ouverture), et Gildas Dréan (PS).
Dans le cadre de ce blog il n'est pas possible de reprendre l'intégralité de ces prises de parole, argumentées et passionnées.
Essayons d'en retenir l'esprit.
Les partenaires du PS disent leur satisfaction de figurer sur une liste plurielle,
rassemblant dès le premier tour les différentes composantes de la majorité sortante et future . Ils réfutent par leur présence l'idée souvent répandue par nos adversaires d'un PS hégémonique .
Un projet élaboré collectivement, une équipe rassemblée et solidaire, un président volontaire, compétent et accessible, un vrai "patron" pour la Bretagne, comme le qualifie J-M Le Boulanger...

Les grands thèmes de la campagne, déjà largement développés avant le premier tour, sont bien entendus abordés :
-La Bretagne solidaire : solidarité entre les territoires, entre les générations, une Bretagne qui se mobilise pour l'avenir de ses jeunes. Solidarité avec les personnes en difficulté, avec les professions malmenées par la crise....
-La Bretagne créative , innovante, par les nouvelles technologies informatiques et numériques, le très haut débit; par l'action poursuivie et développée au niveau de la formation générale et professionnelle ; par l'aide aux entreprises innovantes...
Bretagne créative également sur le plan culturel, qu'il s'agisse de la soi-disant "grande" culture ou de la culture dite "populaire" si vivante dans notre région
par la langue, la musique, les chants, les danses..., par les patrimoines historiques et naturels.
Oserons-nous parler "d'identité bretonne" ?
-La Bretagne responsable, dans ses choix de développement, une région éco-pionnièree qui fait par exemple de la reconquête de la qualité de l'eau un enjeu de société et veut réaliser une "nouvelle alliance" avec les agriculteurs.
Pour assumer pleinement ses responsabilités la région doit disposer de compétences à la hauteur du fait
régional et surtout des moyens financiers adéquats.
Le projet de réforme territoriale actuellement à l'étude est très inquiétant car il remet radicalement en cause la capacité de la région à agir.

Tous les participants à cette soirée du 17 mars ont forcément une question en tête :
"Pourquoi les deux listes de J-Y Le Drian et d' Europe-Ecologie n'ont-elles pas fusionné le lundi 15, comme partout ailleurs ?"
Des réponses claires ont été apportées, aussi bien par
Daniel Gilles, qui a participé aux négociations que par Béatrice Le Marre, n° 2 de la liste de J-Y Le Drian.
Les négociations, qui se sont déroulées dans un climat tendu, n'ont pas achoppé sur autre chose que sur le nombre de places éligibles attribuées à Europe-Ecologie.
Guy Hascouët en voulait 14, Jean-Yves Le Drian en proposait 10 puis a accepté d'aller jusqu'à 11, voire 12. Ces concessions n'ont pas suffi.

Citons Béatrice Le Marre :
"Notre problème, ce n’est ni Europe Ecologie ni ses composantes et encore moins ses acteurs. Notre difficulté c’est une tête de liste qui est sur une stratégie personnelle qui, lorsque les sondages l’évaluaient entre 18 et 20%, avait déjà commandé son costume de président de région. Et, lorsque ce score de 20%, faute au réchauffement climatique peut être, a fondu pour descendre à 12%, il en a conçu une terrible amertume de ne pouvoir être khalife à la place du khalife. Et sans doute, pour un problème d’ego, lui est-il insupportable d’être second couteau. D’ailleurs en 2004 au congrès des Verts à Reims (lieu redoutable de tous les congrès), battu à l’élection de secrétaire national des Verts, il démissionne refusant depuis d’être encarté. La question que se pose désormais toute la Bretagne est : Guy Hascoët va-t-il siéger au Conseil s’il n’en est le président ?"

"Vous l’avez compris, notre adversaire ce n’est pas Europe Ecologie bien sûr car notre travail quotidien dans nos collectivités nous rappellerait bien vite à la réalité. Notre adversaire c’est celui de toujours, cette droite, cette vieille droite française, jacobine et recentralisatrice, ancrée dans son refus d’une nécessaire régulation, démontrant en pleine période de crise sa sempiternelle idéologie de privatisation des profits et de socialisation des pertes. Cet adversaire est personnifié ici par Bernadette Malgorn"

Laissons le mot de la fin à Gildas Dréan :

"Passons à l’essentiel.
La victoire se joue dimanche prochain. Nous avons deux défis à relever : l’abstention , battre la droite.
-L’abstention nous interpelle tous. Essayons de convaincre les abstentionnistes de participer au scrutin du 21 mars.
-Battre la droite : Ce deuxième tour, c’est la confrontation de deux ambitions et de deux méthodes.
*D’un côté, une Bretagne passéiste, aux ordres de Paris, dirigée par une Préfète qui n’hésite pas recourir à la force contre l’expression de notre jeunesse.
*De l’autre, une volonté de construire une Bretagne forte, une Bretagne consciente de son identité et de son potentiel.
Une Bretagne qui pense que sa jeunesse est un atout. La jeunesse est « la première énergie renouvelable » de cette Bretagne.
Une Bretagne ouverte sur le monde, prête à assumer, plus encore, la charge de son développement et de son rayonnement.
Il reste encore beaucoup de travail à faire. C’est pourquoi notre nouveau projet élaboré et construit en Bretagne, s’inscrit dans la continuité de l’action entreprise, et donne un nouveau souffle, une nouvelle dynamique, pour continuer à faire bouger la BRETAGNE .
Avec vous, nous mettrons la Bretagne en mouvement. Notre but est de repenser un modèle développement durable et de progrès social pour notre région.

Chers amis, ne nous endormons pas sur les résultats du 1er tour.
Ne lâchons rien !
La Bretagne nous attend .
La Bretagne a besoin d’un Président aux qualités reconnues, qui a su écouter, rassembler, animer et qui a remis la Bretagne en Mouvement.
La Bretagne aspire à plus de solidarité, de créativité et de responsabilité.

Tout cela, JEAN-YVES LE DRIAN l’incarne

Alors, dimanche prochain, votez et faites votez « LE DRIAN » "

mercredi 17 mars 2010

mardi 16 mars 2010

Chronique d'une rupture annoncée

Dans un texte intitulé « Que sont nos amis Verts devenus ? », le blog s’interrogeait ce 24 février sur le comportement des Verts et tout particulièrement sur celui de Guy Hascoët, tête de liste d’Europe Ecologie pour la Bretagne. Ainsi le blog rapportait comment Guy Hascoët avait tiré à boulets rouges sur Jean-Yves Le Drian lors d’une réunion publique le 18 février à Vannes. Et le blog de conclure : « Reste cette question en suspens avant le premier tour des régionales : après un mandat dont tous les acteurs de gauche au Conseil régional ont reconnu la qualité du travail commun, l’écoute mutuelle, la volonté partagée de faire avancer la Bretagne, la détermination à définir ensemble une vision d’avenir pour les Bretonnes et les Bretons, quelle a été la motivation profonde d’Europe Ecologie pour prendre le risque d’ébranler cet édifice dont il faut poursuivre la construction ? ».

La réponse à cette question est aujourd’hui claire : Europe Ecologie avait déjà fait le choix d’en découdre jusqu’au bout avec la liste menée par Jean-Yves Le Drian.
Il est vrai qu’à l’époque, les instituts de sondage évaluaient Europe Ecologie entre 18 et 20%. Cela permettait de parler d’une voix forte à son allié traditionnel du mandat précédent. D’une voix un peu moins forte mais malgré tout audible, Guy Hascoët laissait entendre que le costume de président de région était taillé à sa mesure.

Mais les instituts de sondage ne remplacent pas encore les électeurs et le score d’Europe Ecologie, victime du réchauffement climatique peut- être, fondait de 20 à 12%.
Ce qui n’empêchait pas Guy Hascoët de revendiquer 14 postes comme s’il avait réalisé un score de 23%.
Le dilemme auquel était confronté Jean-Yves Le Drian, s’il accédait à une telle demande, était désormais le suivant :
- soit demander aux écologistes de sa liste de bien vouloir céder leur place à Europe Ecologie, c'est-à-dire trahir ceux qui, dès la première heure, lui avaient fait confiance
- soit maintenir ces mêmes écologistes sur la liste mais demander alors aux candidats socialistes de libérer des places réduisant le parti socialiste au rôle de supplétif à la région alors qu’il arrive en tête du premier tour.

Guy Hascoët a mis la liste rassemblée de Jean-Yves Le Drian devant le pire des choix, le choix impossible qui ne pouvait en conséquence qu’être rejeté.

Malgré ce regrettable épisode dont la Bretagne aurait aimé se passer, c’est la même liste d’unité et de rassemblement menée par Jean-Yves Le Drian qui se présente, dimanche 21 mars, devant les électeurs. Et il faut que chacune et chacun d’entre nous gardent présent à l’esprit que les écologistes, au-delà de leur appareil, sont et resteront, nous l’espérons, des partenaires pour une Bretagne ayant le progrès pour horizon.

Notre engagement doit donc être total pour battre notre adversaire de droite, libéral, anti-régionaliste et centralisateur. Notre action, au cours des jours qui nous séparent du scrutin de dimanche, doit donc s’employer à tout mettre en œuvre pour faire gagner la Bretagne solidaire, créative et responsable.

lundi 15 mars 2010

Un premier tour très prometteur

Les supporteurs de la liste de rassemblement de Jean-Yves Le Drian peuvent être satisfaits au soir du premier tour.
Les résultats sur l'ensemble de la Bretagne, dans le Morbihan et dans le pays de Vannes sont bons, plaçant la liste "La Bretagne solidaire, créative et responsable" nettement en tête avec une avance de 13, 46 points pour la région, 12, 25 pour le département, sur la liste UMP.
A Vannes même, la liste de Jean-Yves Le Drian est en tête et devance celle de Bernadette Malgorn de 2,31 points. C'est certes moins que dans le département ou la région, mais c'est à Vannes, ville qui n'est généralement pas réputée pour son orientation à gauche !
De tels chiffres augurent d'un second tour très positif.
Les militants de la section de Vannes et des autres sections du Pays de Vannes, qui se sont bien impliqués dans la campagne, sont très satisfaits de ce résultat. Ils l'ont joyeusement fêté ce dimanche soir, en toute modération cela va de soi...

"Pour autant, nous ne pouvons nous satisfaire des taux de participation. Il s'agit maintenant, avant le second tour, de mobiliser, d'expliquer, de convaincre de l'importance de l'élection régionale pour notre quotidien à tous. Face à la droite nous devons dimanche prochain donner une orientation claire pour l'avenir de notre région." "Plus que jamais, pour ce dimanche 21 mars, nos deux adversaires sont l'UMP et l'abstention" a déclaré Jean-Yves Le Drian.

jeudi 11 mars 2010

10 raisons de voter et faire voter pour la liste de Jean-Yves Le Drian : "La Bretagne solidaire, créative et responsable"

Hervé Pellois

Maire de Saint-Avé
Conseiller général de Vannes-Est

Des idéaux partagés, une longue amitié, des combats communs : c’est avec enthousiasme et conviction que j’ai répondu à l’appel de Jean-Yves Le Drian pour présider son comité de soutien pour le Pays de Vannes. Fidèle à l’ensemble des engagements pris devant les Bretons en 2004, le bilan de sa majorité régionale ajoute, par ailleurs, à la confiance la fierté d’agir à ses côtés. Enfin, le projet ambitieux et rassembleur qu’il porte – élaboré avec le concours des Bretonnes et des Bretons – offre des perspectives particulièrement utiles et n’en rend mon soutien que plus évident.

Je ne vais pas reprendre ici les arguments développés dans une campagne où le militantisme a été à l’honneur grâce à nos adhérents et sympathisants fortement investis et des outils réactifs, dont votre blog – qui a offert une tribune vivante, à l’écoute des citoyens du Pays de Vannes – montre toute l’utilité pour convaincre de nouveaux électeurs.
Je voudrais tout simplement tenter de vous donner dix bonnes raisons d’aller voter, de voter et faire voter pour la liste conduite par Jean-Yves Le Drian « La Bretagne solidaire, créative et responsable » :


1. Le droit de vote est une formidable conquête émancipatrice qu’il faut en permanence défendre. L’Irak vient de nous adresser un message sur ce désir et ce besoin de voter. Malgré les menaces proférées par Al Qaïda contre ceux qui rempliraient leur devoir de citoyen, la population s’est rendue massivement, et souvent en famille, pour exercer un droit dont ils ont été longtemps privés.

2. Quoique régionale, cette élection ne doit pas masquer la tactique électoraliste d’un État partisan. En arrière-plan de ces régionales se profile en effet la réforme territoriale qui doit conduire à la disparition des conseillers régionaux et généraux et à leur remplacement par des « conseillers territoriaux ». L’objectif est simple : chasser la gauche de tous les territoires. Un vote massif pour notre liste et un vote sanction contre la droite sont donc les seules réponses appropriées à une telle manœuvre, qui conforterait le cumul des mandats et éloignerait, une fois encore, les femmes de la vie politique en supprimant le scrutin de liste.

3. De surcroît, le choix de la candidate UMP a été directement dicté par l’Élysée, comme on désignerait un gouverneur pour la province bretonne. Pourtant, celui-ci affirme ne pas vouloir s’investir dans les régionales, mais que serait-ce s’il le voulait ? S’il appartient à l’UMP de désigner les têtes de liste de son choix, c’est son affaire et c’est bien normal. Mais dans le cas de la tête de liste pour la Bretagne, l’UMP n’y est pour rien puisque elle a été nommée par le Président de la République. Belle démonstration de sa volonté de tuer la décentralisation pour revenir au centralisme jacobin, marque de fabrique de la vieille droite française.

4. Et alors que le Président de la République se veut leader international sur la question climatique, il renie le Grenelle de l’environnement. À cet égard, il est permis de douter que nos agriculteurs, qui déploient désormais tant d’efforts pour des pratiques plus respectueuses de l’environnement, lui en soient reconnaissants. En Bretagne où existe une sensibilité particulière pour des raisons objectives (algues vertes, qualité de l’eau,…), le monde agricole et les associations écologistes considèrent à juste titre qu’il s’agit en l’occurrence d’un virage dangereux pour la compétitivité durable de notre pays ; un virage révélateur des calculs à courte vue d’un Président désorienté.

5. Contre l’ultralibéralisme et contre la décroissance, il faut au contraire promouvoir un projet fondé sur le développement durable et solidaire. Après l’échec patent du tout marché, une mise en garde s’avère en effet également nécessaire à l’égard d’un certain discours où transpire la décroissance. Décroissance et malthusianisme sont cousins germains et, dès son origine, cette doctrine fut combattue par Fourier, Proudhon et Marx. Notre projet préconise quant à lui un nouveau modèle de développement qui met en cohérence et en résonance formation, économie, nouvelles technologies, environnement et solidarités.
6. C’est dans cette perspective que la liste de Jean-Yves Le Drian représente la gauche rassemblée. Elle unit des socialistes, des communistes, des personnalités qualifiées et des écologistes. Et contrairement aux Cassandres qui se complaisent dans une incantation stérile, ces derniers représentent des partenaires exigeants, ancrés dans le concret et dans l’action, afin de contribuer à la transformation réelle du modèle de développement régional. .

7. Pour renforcer l’ancrage à gauche du Morbihan. Pour la gauche, le Morbihan est terre de mission a-t-on coutume de dire. Pourtant en 2004, la liste menée par Jean-Yves Le Drian était en tête au premier tour avec 36% pour l’emporter au second devant la droite avec 55%. Il nous faut améliorer ces scores parce que cette dynamique est indispensable si nous avons l’ambition de nouvelles conquêtes électorales à l’occasion des prochaines cantonales, législatives et municipales.

8. Et consolider le Parti socialiste comme pilier de la Gauche responsable. Le chemin utile vers le second tour, c’est aussi celui, et il faut le rappeler, qui conditionne notre poids dans le rapprochement qui s’opérera tout naturellement avec nos alliés traditionnels qui ont souhaité se compter au premier tour. Ce n’est pas de la cuisine électorale, c’est tout simplement mathématique.

9. Car la victoire et les conquêtes futures restent subordonnées à un vote massif en faveur de notre liste dès le premier tour. Il n’est pire chose que « se faire plaisir » à ce qu’on pense être un tour de chauffe. C’est ainsi qu’à la présidentielle 2002, on a assisté, désemparés, à un duel Chirac-Le Pen. Plus jamais ça !

10. Ultime raison qui concerne plus particulièrement le Pays de Vannes : toute la politique régionale de Jean-Yves Le Drian a consisté et consistera à promouvoir des mesures assurant des équilibres territoriaux centraux pour l’avenir de la Bretagne. Cette dixième bonne raison de voter, vous voudrez bien m’en excuser en tant que président du comité de soutien du Pays de Vannes, s’adresse à notre territoire. Il exerce en effet un remarquable pouvoir d’attraction mais il est à ce titre soumis à des pressions difficilement supportables. Les jeunes couples et les moins bien nantis de nos concitoyens sont par exemple repoussés à la périphérie ; et il n’y a pas d’avenir pour le Pays de Vannes s’il est réduit à une zone d’économie résidentielle.

En apportant un soutien sans ambiguïtés à Jean-Yves Le Drian et aux membres de son équipe, les citoyens du Pays de Vannes feront donc la démonstration de leur attachement à un développement équilibré, où la mixité sociale et intergénérationnelle constitue une valeur cardinale.