mercredi 10 mars 2010

Saint Armel : Région et Environnement

Le mardi 9 mars la réunion de St Armel, à l'invitation de la section du PS de la presqu'île de Rhuys, a rassemblé une cinquantaine de personnes, en présence des candidats du Pays de Vannes (élargi), de Joël Labbé président du Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Golfe du Morbihan (SIAGM) et d'Hervé Pellois, président du comité de soutien (Pays de Vannes) à la liste de Jean-Yves Le Drian.

Un invité, Philippe Le Gall, ostréïculteur, a exposé les difficultés que connaît actuellement sa profession. La très forte mortalité des naissains semble due à une convergence de causes. Certes un virus intervient mais pourquoi est-il devenu soudainement si virulent ? Ne peut-on incriminer la baisse de la qualité de l'eau, les molécules de pesticides et de résidus médicamenteux qu'elle contient ? Le déversement des vases du port de la Trinité dans le Mor Braz arrange-t-il la situation ?
Les ostréïculteurs ne souhaitent pas vivre de subventions mais de leur travail. Ils souhaitent la création d'un organisme régional qui les aiderait à se sortir de ce mauvais pas, par la recherche (recherche des causes, recherche de souches résistantes), pour la mise en oeuvre d'une diversification (palourdes, coques, algues...)
Monique Danion rappelle que depuis 2004 la région demande la maîtrise de la gestion de l'eau et que cela lui a toujours été refusé.
La Région souhaiter mettre en place :
-un schéma régional de gestion des vases des ports de plaisance
-une conférence régionale de la mer, avec tous les acteurs de ce milieu.

Joël Labbé, président du SIAGM, défend le projet de Parc Naturel Régional (PNR), qui concerne 38 communes et dont la Région Bretagne est maître d'ouvrage.
(Le 22 février à Vannes Jean-Yves Le Drian a réaffirmé l'engagement total de la Région en faveur du PNR du Golfe du Morbihan.)
Le territoire du futur Parc est extrêmement convoité, la pression humaine y est énorme. Le dynamisme de cette zone ne doit pas aboutir "à du n'importe quoi". Le PNR sera un instrument de maîtrise, de régulation; d'équilibre entre les différents acteurs; un lieu de concertation et de propositions. Certes la création du PNR, label de qualité de vie, pourrait renchérir le foncier, si on "laissait faire"; le marché ne régule pas...!
Une nouvelle gouvernance doit associer le tissu associatif et le monde socio-économique aux décisions. Mais surtout le politique doit agir, reprendre son rôle. Les outils existent pour contenir le prix des terrains, favoriser la mixité sociale. Ils existent au niveau des communes, comme les Plans Locaux d'Urbanisme; ils existent maintenant au niveau de la région avec l'EPFR.
Face à tant d'enjeux conflictuels il faut avoir le courage d'utiliser ces outils.

Des sujets de la qualité de l'eau et de la création du PNR on passe tout naturellement à l'agriculture. De nombreux intervenants, dans la salle, abordent cette question. Monique Danion, Franck Guillouzouic, Anne Camus, Cyr Le Texier apportent des précisions.
Le modèle, encore dominant, de l'agriculture intensive semble condamné à terme.
Il faudra doubler en quatre ans le nombre d'agriculteurs "bio", et ce n'est pas qu'une question d'argent. Là aussi l'EPFR sera très utile. Mais une "révolution dans les têtes " sera nécessaire !
La répartition des aides européennes de la PAC est, en France, du ressort de la politique nationale, avec tous les défauts, toutes les anomalies et inégalités que cela entraîne.
La région réclame une régionalisation de ces aides, comme cela se pratique dans d'autres pays. Ce levier est très important pour orienter une politique agricole régionale.
La Bretagne (environ trois millions d'habitants) produit de la nourriture pour vingt à quarante millions de personnes, selon les productions !
Dans la "révolution culturelle" prônée il faudra bien un jour se poser des questions fondamentales. Produire quoi ? Où ? Pour qui ? Comment ?

Hervé Pellois conclut la réunion :
"C'est à chaque fois qu'on est uni qu'on arrive à bien faire les choses.
Socialistes, communistes , écologistes...Tant mieux si tel élu est plus motivé par telle chose, et que tel autre met son énergie sur un autre sujet !
L'essentiel c'est de faire gagner une équipe, un projet, et je crois qu'on est bien parti pour ça.
On a tous envie d'un résultat net et indiscutable.
Je vous invite donc à voter et faire voter dès le premier tour pour la liste de rassemblement de Jean-Yves Le Drian. "

lundi 8 mars 2010

Les citoyens vannetais dans la campagne régionale : espoirs, attentes, exigences

A quelques jours du premier tour des élections régionales, le blog a souhaité interroger trois de nos candidats – Monique Danion, Anne Camus et Gildas Dréan – sur la façon dont ils vivent la campagne, dans leurs relations et contacts avec les citoyens du Pays de Vannes.

Le blog : Au cours de cette campagne qui précède le premier tour des régionales, on vous a vus très présents sur le terrain (marchés, réunions, porte à porte,...). En quelques mots, comment qualifieriez-vous l'accueil qui vous a été réservé par les Bretonnes et Bretons ?

Monique Danion : Qu’il s’agisse du littoral ou de la Bretagne intérieure, l’accueil est bon et souvent chaleureux. Jean-Yves Le Drian jouit d’une image incontestablement positive auprès des Bretonnes et des Bretons et représente à ce titre un formidable moteur pour notre liste. Ce qui paradoxalement inquiète, c’est la conviction assez partagée que la victoire est déjà acquise. En réalité, cette certitude constitue un risque majeur de démobilisation, qui peut fragiliser notre résultat de premier tour et affaiblir la dynamique au second. Accueil très positif donc mais nécessité de rappeler qu’il faut le traduire dans les urnes en votant et en incitant son entourage à voter pour la liste « La Bretagne solidaire, créative et responsable ».

Anne Camus : Je rejoins Monique sur le caractère très favorable de l’accueil dont nous bénéficions, avec très peu d’animosité. Nous ne devons cependant pas ignorer un certain nombre de citoyens qui ne s’estiment pas concernés par la campagne. Je pense notamment aux jeunes, exception faite, par exemple, de ceux qui ont bénéficié d’une formation payée par la Région. Et pourtant, comme le souligne Jean-Yves Le Drian avec force, « la jeunesse est la première énergie renouvelable de notre région ! ». Il est une autre frange de population, celle des 30-40 ans qui souffrent d’une précarisation croissante de leurs conditions de vie ; s’estimant souvent abandonnés, ils rejettent la politique et refusent d’aller voter. C’est là que l’enjeu d’une Bretagne solidaire, entre les hommes et entre les territoires, prend tout son sens. Autre constat frappant de ce travail de terrain : l’absence d’une droite, minée par ses divisions internes et ses querelles de personnes quand, nous, nous nous battons pour la Bretagne.

Gildas Dréan : L’impression première sur les marchés, c’est une grande demande de dialogue. Les rares réactions de rejet ne portent pas sur la liste menée par Jean-Yves Le Drian mais sur la classe politique nationale. On rencontre aussi quelques électeurs qui souhaitent « se faire plaisir » au premier tour mais affirment qu’ils voteront Le Drian au second. Celui-ci jouit en effet d’une belle image : bon président, rassembleur, bosseur et abordable. Mais il est parfois nécessaire de rappeler que l’image ne remplace pas le vote. C’est là que la présence physique d’un candidat ou d’un élu sortant est positive car elle donne un sens plus concret au vote. L’électeur saisit ainsi mieux toute l’importance d’exprimer dès le premier tour son objectif de second tour, c'est-à-dire une majorité de gauche conduite par Jean-Yves Le Drian. Car, comme le rappelle Monique, la dynamique du premier tour est cruciale pour faire émerger une majorité solide et unie, au service de toutes les Bretonnes et de tous les Bretons, notamment les jeunes et les précaires sur lesquels Anne a particulièrement raison d’insister.

Le blog : Les citoyens bretons ont bien sûr exprimé leurs espoirs et leurs préoccupations. Qu’en retenez-vous comme priorités pour le prochain mandat ?
Anne Camus : Les priorités sont pour l’essentiel axées sur le chômage, le pouvoir d’achat, l’urbanisation intensive du littoral, les quartiers défavorisés. Ce sont autant de sujets qui ne relèvent pas des prérogatives de la Région et qui prouvent combien cette institution de proximité est mal connue mais pourtant appréciée. De façon plus générale, on perçoit une tendance lourde à « nationaliser » cette élection. Avec Monique et Gildas, nous pouvons mesurer depuis de longues semaines déjà à quel point les citoyens bretons, durement éprouvés par la crise, entendent manifester une opposition franche et résolue à la politique de Nicolas Sarkozy. Enfin, et cela peut paraître surprenant tant l’affaire semblait réservée à quelques experts, un certain nombre d’entre eux évoquent le tripatouillage de la réforme territoriale qui n’a d’autre but qu’amoindrir le pouvoir des régions.


Gildas Dréan : L’institution régionale est méconnue et il y a une attente forte des électeurs. En fait, les électeurs pensent déjà à l’étape suivante de 2012 avec un espoir affiché de changement et de voir la fin de cette présidence qui provoque inquiétudes, angoisse, colère et désespoir. À nous de transformer ces exaspérations en dynamique populaire au service d’un projet partagé pour la Bretagne, celui d’une Bretagne solidaire, créative et responsable.

Monique Danion : Les préoccupations sont hélas nombreuses : les jeunes doutent de l’avenir, les chômeurs ne nourrissent guère d’espoir, les travailleurs précaires sont convaincus qu’ils vont rejoindre les chômeurs, les salariés constatent une érosion de leur pouvoir d’achat, les agriculteurs ne voient guère d’issue à la crise qu’ils traversent, les artisans sont confrontés à de gros problèmes de trésorerie, les retraités s’appauvrissent. Tableau très sombre qui contraste avec l’arrogance des plus nantis qui cumulent gros salaire, bonus, parachute doré, retraite chapeau et bouclier fiscal. Une France coupée en deux où la solidarité recule et le chacun pour soi est en permanence valorisé par la majorité UMP. Face à cette perte de confiance dans ceux qui gouvernent la France, les électeurs espèrent beaucoup de la Région, et leurs attentes dépassent souvent de loin les compétences que la loi lui a dévolues. Ils comptent sur la Région pour redynamiser l’économie, assurer une bonne formation à nos jeunes, travailler à la qualité de l’eau, veiller à la santé de tous en combattant notamment les « déserts médicaux », redonner aux agriculteurs la fierté de leur métier avec les moyens d’en vivre décemment. Autant de priorités qui se trouvent dans notre projet, ce qui est bien normal puisqu’il a été élaboré dans une très large concertation avec les Bretonnes et les Bretons.

samedi 6 mars 2010

La jeunesse, première énergie renouvelable de la Bretagne

La réunion du 3 mars à Vannes a pu être organisée grâce au groupe de réflexion de la section de Vannes sur la jeunesse, "Jeunesse et avenir", animé par Dominique Roger.

Gildas Dréan, conseiller régional sortant et candidat, présente le mode de fonctionnement de la Région, ses compétences, insiste sur les éléments positifs d'un bilan puis d'un projet relatifs à la jeunesse, "première énergie renouvelable de la Bretagne".

Amadou Gueye, étudiant en BTS, a été président du Conseil Régional des Jeunes (CRJ) pendant deux ans. Le CRJ est une assemblée élue de 166 jeunes lycéens et apprentis des 21 Pays de Bretagne. Amadou Gueye en explique le fonctionnement puis dresse un bilan, forcément incomplet, des actions du CRJ :
-favoriser l'accès aux événements culturels, entre autres moyens par une politique de prix réduit des transports y conduisant, et en combinant les différents moyens de transport qui existent.
-permettre à la culture des jeunes de s'exprimer, dans toute sa diversité.
-créer avec les jeunes des événements culturels , comme ArtyShow à Lorient et Rennes; intégrer culture bretonne et cultures d'ailleurs.
-travailler sur le sport, facteur de construction de soi et d'insertion sociale.
-sensibiliser au développement durable et à l'Agenda 21, par une campagne-choc avec de affiches, des projections-débat du film d'Al Gore. Participation du CRJ au sommet mondial des régions à Saint Malo. Le CRJ a fait des préconisations.
-solidarité et ouverture au monde. Comment valoriser le bénévolat et l'engagement des jeunes.
-échanger les expériences des différents CRJ.
-associer les jeunes à l'élaboration des projets les concernant, individuellement ou collectivement. Les aider à leur mise en oeuvre.
- réduire le nombre très élevé de suicides de jeunes dans notre région: comment identifier et prendre en charge les jeunes vulnérables.
-lutter contre les violences sexistes et racistes.
-faire connaître aux jeunes qui ont "décroché" du système scolaire les structures qui peuvent les aider.
Les jeunes ne veulent pas être assistés, ni confinés des tâches ingrates et peu valorisantes. Ils désirent être écoutés, associés aux décisions, devenir de véritables acteurs des transformations de la société.
Beaucoup de leurs propositions ont été prises en compte dans le projet de Jean-Yves Le Drian. Ils mettent beaucoup d'espoirs dans cette élection. Les décevoir au cours du mandat qui va s'ouvrir ne serait pas concevable et les éloignerait (définitivement ?) de la politique au sens le plus noble.

Annaïg Le Moël est assistante sociale au Centre Hospitalier Bretagne Sud, conseillère municipale à Lanester, secrétaire fédérale aux questions d'égalité et de liberté.
Elle présente rapidement le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) qui a joué un rôle important dans la préparation du projet régional pour 2010, en particulier à l'occasion du forum de Vannes en décembre 2009.
Pour elle, "les jeunes ne sont pas un problème, mais la solution à de nombreux problèmes", ne serait-ce que le financement des retraites....Ils n'ont rien à perdre et tout à gagner à s'engager, dans les associations, en politique. Nous devons leur donner leur place et leur faire confiance.
Les adultes n'ont pas bien conscience des difficultés rencontrées par les jeunes. Il faut partir des réalités de leur vie quotidienne, aussi bien dans les domaines de la santé, de la formation, des transports, de l'accès au logement et au travail...L'égalité des droits entre les garçons et les filles, le respect mutuel, la valorisation des acquis et de l'expérience, tant de domaines où des progrès sont encore possibles.
Elle note un défaut de communication des institutions, la Région y comprise, vis à vis des jeunes. Les initiatives, les dispositifs, les mesures qui existent en leur faveur, ne sont pas suffisamment connues.
L'Etat se désengage dans de nombreux domaines qui touchent particulièrement la jeunesse : santé, éducation,culture...
En présence de cette droite dure, incarnée par Mme Malgorn, il faut bien à un moment donné faire face et défendre nos valeurs. On aime la justice sociale, on aime l'égalité entre les hommes et les femmes, entre les jeunes et les moins jeunes...

Jean-Michel Le Boulanger, enseignant-chercheur à l'Université de Bretagne-Sud, Vice-Président du Conseil Culturel de Bretagne, Président du collège "Culture et création" de "Produit en Bretagne", est candidat sur la liste morbihannaise de JY Le Drian.
"Amadou et Annaïg nous donnent une formidable leçon de citoyenneté, de valeurs et d'engagement."
"Je suis présent sur cette liste à la demande de Jean-Yves Le Drian. J'ai accepté parce que c'est Jean-Yves Le Drian. Nous avons la chance d'avoir en Bretagne un grand président de région; je l'entends régulièrement pendant cette campagne, il a fait très largement oublier, au delà de toutes les différences politiques, son prédécesseur. C'est un président de région qui fait honneur à sa région; il a deux qualités essentielles, c'est un gros bosseur et le programme de 80 pages qui vient de sortir le montre bien, et il est simple, sérieux sans se prendre au sérieux.
J'ai rejoint un président de région, j'ai rejoint une équipe. C'est véritablement un rassemblement autour de Jean-Yves Le Drian; il y a le Parti Socialiste, le Parti Communiste fort heureusement et il y a Bretagne Ecologie, des écologistes de terrain, pragmatiques. Un des axes du projet est de faire de la Bretagne une région éco-pionnière.
Le rassemblement est déjà concrètement là, avec quelques personnalités prétendument qualifiées dont je fais partie.
Le projet, sérieux et responsable, est né d'une méthode basée sur l'écoute. Il y a là une ligne de fracture qui touche à des valeurs essentielles entre Jean-Yves Le Drian et la "préfète". Regardez comment la campagne a été menée par cette dernière et comparez....Une patronne qui décide et des troupes qui doivent être dans l'alignement. On a vu à Rennes quand elle était préfète de région ses capacités d'écoute, en particulier auprès de la jeunesse..."
"Le risque qui est le nôtre c'est l'hyper-individualisme. Nous sommes passés du "tout à l'égout" des XIX ème et XX ème siècles au "tout à l'ego" du XXIème. Les multiples écrans favorisent cette évolution.
Un autre grand risque, c'est la marchandisation; nous consommons tout, même des marques politiques; Sarkozy est une sorte de marque politique. La santé, la culture se font envahir par cette marchandisation et cette cupidité du monde contemporain.
Face à cela il y a des valeurs, de vieilles valeurs qui restent d' éternelles jeunes valeurs, les valeurs de la gauche, de la solidarité. La Bretagne est la région la plus engagée dans la vie associative, grâce au sentiment d'appartenance à un territoire. On est fier d'être breton. On est fier de cette identité bretonne, accueillante à l'autre. On peut continuer à construire une identité bretonne tout en étant ouvert sur les ailleurs.
Le projet développe tout un ensemble de propositions permettant le développement des pratiques culturelles, conditions de la citoyenneté, du vivre-ensemble"
Donnons dès le premier tour à Jean-Yves Le Drian les moyens de mettre en oeuvre ce projet.

Didier Ruel expose ensuite les actions de la Région en faveur des activités sportives en général et de celles des jeunes en particulier.

Enfin, deux lycéens, Paul et Rémy, présentent leur association, qui oeuvre en faveur de la citoyenneté européenne et est à l'origine de la première session inter-lycées du Parlement européen des jeunes, à Vannes.

jeudi 4 mars 2010

Une campagne militante, pour garder la Bretagne à gauche !

Les médias nous répètent que ces élections régionales ne passionnent pas les foules; ils donnent à cela diverses explications : manque d'enjeu réel, méconnaissance des compétences régionales et de l'importance des choix régionaux pour la vie de tous les jours etc...
Ils voudraient inciter les électeurs à l'abstention qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. Cela nous rappelle ce qui s'est passé avant les élections européennes....

En ce qui nous concerne, nous, supporteurs de la liste de rassemblement conduite par Jean-Yves Le Drian dans le Morbihan, nous menons activement campagne, nous sommes sur le terrain.
Dans le Pays de Vannes, les distributions de documents sur les marchés s'enchaînent, le "tractage" dans les boites à lettres bat son plein. Les affiches officielles sont collées par les militants eux-mêmes.
Des réunions publiques se déroulent en divers endroits, dont celle de Vannes le 22 février, avec Jean-Yves Le Drian, qui a rassemblé environ 230 personnes au Palais des Arts.


Des parutions variées, présentant les candidats et leurs propositions, se succèdent rapidement sur ce blog.

Notre adversaire principal, c’est la liste UMP.
Il est vital d'empêcher la représentante des forces de droite, désignée par Nicolas Sarkozy, de remettre la Bretagne au pas !
Mais notre second adversaire , c’est l’abstention !
Aucune élection n'est gagnée à l'avance !
Oui, vraiment les Socialistes et leurs partenaires (Bretagne Ecologie, Parti Communiste, personnalités d'ouverture) font le maximum pour assurer la réélection de l'équipe de Jean-Yves Le Drian, afin que soit poursuivie l'action entreprise il y a six ans, indiscutablement bénéfique pour la Bretagne et les Breton(ne)s, en particulier dans les domaines des transports ferroviaires, des lycées, de la formation professionnelle, de la culture …
Ce scrutin doit être aussi une formidable expression populaire contre le grand tour de vis social que nous prépare Nicolas Sarkozy, en particulier sur les retraites.
Un vote utile donc, y compris pour freiner le pouvoir dans ses projets antisociaux.
Le 14 mars, votez et faites voter pour la liste de rassemblement conduite par Jean-Yves Le Drian.

mercredi 3 mars 2010

Absent(e) le 14 mars ? Pensez à la procuration !

J-11 avant les élections régionales !
Vous ne pouvez pas vous rendre aux urnes le jour dit, il est encore temps de penser à la procuration.

Délais
En théorie, une procuration peut être établie jusqu'à la veille du scrutin. Cependant, il faut tenir compte des délais d'acheminement de la procuration à la mairie et de son traitement en mairie. Donc en pratique, il est préférable de faire sa procuration cinq jours avant le scrutin au plus tard.

Conditions de la procuration
- Vous êtes en vacances.
- Vous avez des obligations professionnelles.
- Vous suivez une formation.
- Vous avez un état de santé ne vous permettant pas de vous déplacer, vous souffrez d'un handicap, vous portez assistance à une personne malade ou infirme.
- Vous êtes inscrit sur les listes électorales d'une commune autre que celle de votre résidence principale.
- Vous êtes placé en détention provisoire ou vous purgez une peine de prison alors que vous jouissez toujours de vos droits électoraux.

Choix du mandataire
L'électeur (mandant) choisit son mandataire, qui votera à sa place.
- Le mandataire doit être inscrit dans la même commune que le mandant, mais pas obligatoirement dans le même bureau de vote.
- Le mandataire ne doit pas avoir reçu d'autre procuration d'un mandant en France.

Pièces justificatives
- une pièce d'identité
- une attestation sur l'honneur
- connaître les nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance, profession du mandataire.

Durée de validité
- Pour une seule élection : 1er tour, 2nd tour, ou les 2.
- 1 an maximum.
- Jusqu'à 3 ans pour les français résidant à l'étranger.

Etablissement de la procuration
- au commissariat de police, à la brigade de gendarmerie du lieu de résidence ou du lieu de travail.
- au tribunal d'instance du lieu de résidence ou du lieu de travail (toute l'année).
- à l'ambassade ou au consulat de France si vous résidez à l'étranger.

mardi 2 mars 2010

Régionales. Qui sont nos candidats ? Valérie Vivien

Je suis militante du parti socialiste depuis fin 2007 et plus particulièrement à Vannes depuis 2008. Au sein de la section de Vannes, j’apporte ma sensibilité d’anthropologue pour animer un groupe d’études sur les associations.
A l’échelle du département, c’est assez naturellement que j’ai accepté de participer depuis fin 2008 aux travaux du secrétariat de la fédération du Morbihan comme secrétaire à la démocratie et à la citoyenneté. En effet, comme anthropologue je travaille depuis des années à l’élaboration d’outils permettant de faire participer les habitants à la conception des projets qui les concernent, en particulier dans les domaines de l’aménagement du territoire et de l’environnement. Les questions démocratiques sont donc au cœur de mes recherches depuis de longues années.
C’est un grand honneur pour moi d’avoir été choisie pour mener cette campagne des régionales aux côtés de Jean-Yves Le Drian. Les socialistes vannetais ont pris toute leur part, comme nous y a invité Jean-Yves Le Drian, à l’élaboration du projet pour une Bretagne solidaire, créative et responsable, à travers les Breiz Storming, mais aussi dans les débats en section ou encore à travers les réunions publiques que nous organisons à Vannes sur l’après Copenhague et sur la jeunesse.
« Démocratie et décision », comme aime à le rappeler Jean-Yves Le Drian, c’est cette méthode de travail, reconnue par de nombreux acteurs Bretons et génératrice de projets durables pour la Bretagne que je souhaite promouvoir en étant candidate sur la liste « La Bretagne solidaire créative et responsable avec Jean-Yves Le Drian ».

lundi 1 mars 2010

Régionales. Les interviews du blog : Monique Danion

Le blog : Monique Danion, avant d’aborder votre expérience de conseillère régionale dans le mandat qui s’achève et votre vision pour le prochain où vous êtes candidate, quelques mots sur votre parcours ?
Mon parcours professionnel m’a conduit à assumer très tôt des responsabilités : enseignante puis agricultrice, je me suis d’abord battue pour la promotion et la formation des agricultrices puis pour l’ensemble du monde agricole à travers les groupements de vulgarisation agricole.
Parallèlement, je me suis impliquée dans la vie de la cité : élue conseillère municipale en 1977 à La Vraie-Croix, je suis devenue maire depuis 1995.

Membre du conseil régional depuis 2004, je fais partie de la commission des finances où je suis plus particulièrement les dossiers de l’agriculture et du tourisme.
Je suis aussi référente pour le pays de Vannes.
Plus localement, je suis présidente du pays touristique Vannes-Lanvaux.
Militante PS de longue date, c’est donc avec beaucoup d’espoir et de détermination que je vais poursuivre mon engagement au sein de la liste menée par Jean-Yves Le Drian.

Le blog : Quelle est votre analyse de la situation du secteur agricole qui rencontre d’importantes difficultés depuis de longs mois maintenant ?
L’agriculture a été et reste un des piliers de l’économie bretonne. Dans les années 60, marquées par de brutales évolutions économiques, des paysans ont refusé de s’expatrier à Paris. Ils ont alors pris leur destinée en main, ont développé une nouvelle approche de l’agriculture et créé des structures de transformation des produits agricoles à travers les coopératives. Mais peu à peu, les choses leur ont échappé. Comme beaucoup d’autres acteurs économiques, ils ont été soumis à de fortes pressions commerciales et financières.
Le constat est là : le tout libéralisme conduit l’agriculture dans le mur. Et aujourd’hui tout le monde s’accorde à dire que seule la régulation est susceptible d’offrir des perspectives durables à l’agriculture. La Région la réclame depuis longtemps, tout comme elle appelle à une régionalisation juste et efficace des aides PAC (Politique Agricole Commune). L’après 2013 se prépare en effet dès maintenant. Nous devons promouvoir l’idée que la politique agricole commune doit devenir une politique alimentaire commune. A Bruxelles, la Région doit donc continuer d’être activement présente, notamment au comité des régions où nous pouvons trouver de précieux alliés. Car l’agriculture, si elle est une passion, représente aussi des métiers particulièrement difficiles qui doivent fournir des revenus décents à tous les agriculteurs.
L’agriculture bretonne est aujourd’hui à un tournant. Elle doit réussir une mutation qui a déjà commencé, et ne peut se réaliser qu’avec et par les agriculteurs. Une nouvelle alliance doit par conséquent se construire avec toutes les sensibilités agricoles. Il s’agit ici de reconnaître et de valoriser son rôle central dans l’aménagement durable et équilibré du territoire, notamment en préservant ce qui fait la spécificité de l’agriculture bretonne : des exploitations à taille humaine qui maillent l’ensemble de l’espace régional. Il faut enfin continuer à satisfaire les demandes des consommateurs en favorisant des productions de qualité et en soutenant la diversification (bio, conventionnel en circuits courts…). C’est le sens de l’héritage laissé par Odette Herviaux, qui a remarquablement œuvré pour défendre l’agriculture bretonne.

Le blog : Vos réflexions sur le tourisme où vous êtes très impliquée et qui constitue un autre pilier économique breton ?
Le tourisme joue en effet un rôle de première importance dans l’économie bretonne. Et comme l’agriculture, il doit s’adapter à une demande de plus en plus exigeante et se diversifier. Pour sa part, la région Bretagne a élaboré une stratégie ambitieuse, fondée sur le développement durable et déclinée dans le schéma régional du tourisme. Ce fut l’aboutissement d’un long travail de concertation entre tous les acteurs : professionnels, élus et institutions.
Il obéit à trois objectifs : structuration du secteur grâce à l’optimisation de la complémentarité entre l’ensemble des acteurs concernés ; approche qualitative (hébergements, services, activités) valorisant nos différents patrimoines naturels et culturels ; modernisation des structures d’hébergement avec une attention particulière portée au tourisme social.
La Région s’est par ailleurs donné les moyens de les atteindre en inscrivant le tourisme comme une priorité transversale de ses politiques : mise en place d’un accompagnement personnalisé en matière de formation et d’accès à l’emploi, soutien à l’innovation, rééquilibrage territorial.

Le blog : Maire d’une commune rurbaine, c'est-à-dire à la fois rurale et urbaine, quelle est votre action face à ce qui peut apparaître comme un paradoxe, une difficulté ?
La commune de La Vraie-Croix est une commune de la deuxième couronne de Vannes qui compte environ 1500 habitants. Son dynamisme économique est porté par l’agriculture et le tourisme. L’agriculture représente ainsi encore plus de 40 emplois, dont deux installations récentes en bio. A cet égard, la problématique du foncier demeure un sujet crucial pour l’installation des jeunes agriculteurs. La Région est là pour les encourager et les accompagner notamment grâce au tout nouvel EPFR (Etablissement Public Foncier Régional) présenté dans votre blog voici quelques jours.
Dans cette logique, nous avons mis en place un plan local d’urbanisme assez drastique, suivi de la création d’une zone d’aménagement concerté multi-sites. Nous maîtrisons ainsi l’ensemble des terrains constructibles. Une réflexion d’aménagement global selon la méthode A.E.U. (Approche Environnementale de l’Urbanisme) est engagée afin de qualifier les nouveaux quartiers et de garder la qualité de vie souhaitée par l’ensemble des habitants. Nous nous inscrivons ainsi directement dans la politique exemplaire menée par la Région grâce au dispositif EcoFAUR. Enfin, un agenda 21 est par ailleurs en cours de validation au ministère de l’environnement. Notre expérience intéresse de nombreuses communes et la Région représente à ce titre un lieu d’échanges et d’innovations particulièrement utile en vue de promouvoir un aménagement et un développement durables et solidaires pour l’ensemble de la Bretagne, dans l’intérêt de toutes les Bretonnes et de tous les Bretons.