lundi 21 février 2011

VANNETAIS : LE DROIT DE SAVOIR

Si Goulard rime avec cumulard, on ne peut affirmer qu’il l’est puisqu’il tangente le maximum de mandats électoraux autorisés. Mais demain ?

Se portant candidat aux élections cantonales, il pose de fait l’arbitrage à opérer parmi ses mandats actuels. Interrogé par la presse, il fait répondre par son fils (celui devenu directeur de cabinet car tel était le bon vouloir de papa): « Notre préoccupation n’est pas celle-là, mais de gagner, et ça va être difficile ». Le fils est à bonne école en matière de respect de l’électeur vannetais.

Les Vannetais ont quand même le droit de savoir, si leur député-maire gagne aux cantonales, le ou les mandats qu’il va abandonner.

La combinatoire autorisée des mandats est complexe mais on peut retenir au moins deux hypothèses :
- il reste maire mais alors il ne peut plus être député. Comme dans l’année qui précède les élections législatives, il ne peut y avoir de législative partielle, le poste de député de la circonscription de Vannes à l’Assemblée nationale resterait vacant,
- il reste député mais alors il ne peut plus être maire ni conseiller municipal et par voie de conséquence président de l'agglo.

C’est comme si François Goulard jetait au panier les bulletins de vote des électeurs qui lui avaient apporté leur suffrage dans ces deux occasions.

Affligeant numéro de cynisme et de désertion!

Vannetais, vous avez le droit de savoir et il est du devoir républicain de François Goulard de vous dire avant le scrutin des cantonales quelles seraient les conséquences de son éventuelle victoire.