jeudi 3 février 2011

Présentation du projet départemental (suite)

Odette Herviaux considère que nous courons tous ensemble un « marathon » jusqu’en 2012. Chaque élection de cette période est intimement liée à la suivante. Des cantonales gagnées en mars favoriseront nos candidats aux sénatoriales de l’automne. Certes le mode de scrutin de ces sénatoriales a été changé par la droite : dans notre département on revient au scrutin uninominal. Adieu au scrutin de liste à la proportionnelle, pourtant fort démocratique.
La droite fait et fera tout pour empêcher un possible basculement du Sénat à gauche.
Changer les règles pour moins de démocratie. En ce sens, la réforme territoriale constitue une véritable régression. Son véritable objectif est de mettre à mal les collectivités locales de gauche ( toutes les régions sauf une, une majorité des départements) et de leur couper le robinet des finances . L’Etat impécunieux veut récupérer des financements.
La taxe professionnelle, sans doute injuste, a été tout bonnement supprimée, plus ou moins remplacée par une dizaine d’autres taxes. Cette modification brutale crée pour les collectivités locales une incertitude telle qu’elle devient un frein à l’action ; de même que les incertitudes sur les futures compétences. Il y a du souci à se faire pour la suite des événements. Il faut donc se mobiliser très fortement pour les cantonales puis les sénatoriales puis la présidentielle et les législatives.
Tout cela ne fait qu’un !

Jean-Yves Le Drian se félicite de l’apport de Bretagne Ecologie dans la majorité régionale. C’est l’écologie du faire, de l’action et non du dire. Cette volonté de faire on la retrouve par exemple dans le pacte électrique breton : assurer l’approvisionnement énergétique de la Bretagne tout en préservant le milieu. Jean-Yves Le Drian affirme qu’il ne restera pas inerte pendant cette campagne, il s’investira pour que le Morbihan bascule enfin à gauche.

La réforme territoriale, plutôt une contre-réforme, constitue une véritable recentralisation, dans laquelle les préfets sont de plus en plus présents. « On décide d’en haut avec l’argent d’en bas ».
On nous cite toujours l’Allemagne en exemple, en oubliant le plus souvent un élément : l’Allemagne est totalement décentralisée, ce qui lui donne un souffle économique certain.
Cette réforme « a mis cul par dessus tête », en procédant à l’inverse de ce qu’il aurait fallu faire.
Au lieu de répondre d’abord à la question « Comment décentraliser mieux » puis d’étudier les financements et enfin de définir les modes de désignation des élus, la réforme a choisi l’ordre inverse : on élit des gens et ensuite on se demande comment financer et pour quelles compétences.
L’Etat n’a pas d’argent. Il en réclame aux collectivités pour assumer ses propres compétences.
La région Bretagne va prêter de l’argent à l’Etat pour le RN 164 !

La Bretagne et en particulier le Morbihan sont en phase de croissance démographique, qui sera accentuée par les Lignes à Grande Vitesse. Cela pose un certain nombre de problèmes, entre autres au niveau du foncier. Il faut se souvenir que l’Etablissement Public Foncier Régional (EPFR) n’a pu voir le jour qu’après six années de combat contre la droite, qui n’en voulait pas !
Cette augmentation de la population n’apporte pas un grand financement à la région, dont la seule ressource est un petit pourcentage sur les cartes grises, alors que la région cherche à réduire la part de la voiture et à favoriser le ferroviaire…..

La gauche peut gagner le Morbihan : elle a un projet, une équipe, et un candidat indiscuté à la présidence du conseil général. Participant à la mobilisation, Jean-Yves Le Drian, morbihannais, sera présent et actif dans la campagne.