vendredi 17 décembre 2010

Toutésoncontrard

Paris, Palais Bourbon, sortie d’hémicycle, salle des quatre colonnes.
Les journalistes sont à l’affût des quelques amuseurs publics qui lâcheront un bon mot pour le journal de 20 heures. Côté PS, il n’y en a plus et depuis longtemps. Il fallait en effet se rendre au Sénat pour écouter Mélenchon. Mais ce dernier a choisi de monter son propre orchestre pour jouer du Marx et pas tendance Groucho. Côté communiste, il reste le bon Maxime Gremetz mais son répertoire relève souvent de l’almanach Vermot. La note de la petite musique communiste s'est en effet dégradée à mesure que son audience dans l'opinion déclinait inexorablement. Il y a également l’incontournable Noël Mamère, mais à répéter toujours les mêmes rengaines il finit par se plagier lui-même. Et puis enfin, last but not least, Toutésoncontrard, comme disent les journalistes, c'est-à-dire François Goulard. Celui qui adore critiquer le gouvernement, ses méthodes et même le texte qui vient d’être adopté en séance alors qu’il a voté pour. Il est vrai qu'il a fait de la contradiction son fonds de commerce, lui l’ultralibéral fervent défenseur du marché mais « allié » au gaulliste étatique Villepin...

À Paris, François Goulard ne dit pas ce qu’il fait. À Vannes, c’est le contraire : il ne fait pas ce qu’il dit. Quelques exemples éclairants ? Nouvelle Coutume, la bien mal nommée. Ce vieux projet que les commerçants du centre de Vannes désespèrent de voir enfin prendre corps quand, dans le même temps, le maire s’acharne à développer les zones commerciales périphériques. Dernier lapin sorti du chapeau par l’illusionniste pour calmer les commerçants, le projet d’extension du secteur sauvegardé qui pourrait bien finir en promesse historique. Et il y a encore la candidature aux cantonales sur Vannes Ouest justifiée par des arguments implacables, un attachement viscéral aux îles... Pour se recaler ensuite sur Vannes Centre avec un motif absolument imparable : « parce que c’est plus simple ! ».

Si ce roi du camouflage est élu en mars prochain, il abandonnera probablement son fauteuil de maire pour cause de cumul de mandat, lui qui a déjà multiplié les tours de passe-passe lorsqu'il est entré dans les gouvernements du président Chirac, lui qui a déclaré qu'il serait aisé de trouver un successeur à la mairie... Circulez, il n'y a rien à voir.... Alors les électeurs s’interrogent d’autant que François Goulard, qui n’a pas pris modestie en première langue, envisage la présidence du Conseil général pour son retour au sein de l'assemblée départementale, après l'avoir quittée en 2001 en cours de mandat pour cause de... cumul des mandats !

La seule solution pour mettre un terme à ces incessantes volte-face : voter pour la gauche rassemblée dès le 20 mars 2011, celle de la justice sociale et de l'écologie responsable qui défend une autre politique, proche du citoyen, éprise de solidarité, promotrice du développement partagé
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