samedi 3 avril 2010

Procès Erika

C’est avec une satisfaction mesurée que les parties civiles, notamment les collectivités locales dont la région Bretagne, ont accueilli l’arrêt de la cour d’appel de Paris dans le cadre du procès Erika. Ce ton tranche singulièrement avec les déclarations souvent réductrices et tapageuses de leurs avocats. En l’occurrence, plusieurs réalités appellent prudence et modération dans une affaire qui reste éminemment complexe et qui n’est pas encore définitivement clôturée.

La première interrogation trouve son origine dans l’arrêt de la cour d’appel qui juge Total coupable au plan pénal mais non responsable au plan civil. Deux mots de droit : la responsabilité pénale est l’obligation de répondre des infractions à la loi quand la responsabilité civile est l’obligation de répondre des dommages que l’on cause à autrui. Et selon la convention internationale CLC (créée après le naufrage du Torrey Canyon en 1967), c’est le propriétaire du navire qui est civilement responsable. Or, Total n’a été considéré « que » comme l’affréteur : sa responsabilité civile ne saurait donc être engagée...

La deuxième interrogation provient de cette différence d’appréciations entre les parties civiles et leurs avocats. Ces derniers soulignent une victoire sans précédent, à travers la reconnaissance élargie d’un préjudice écologique. Il convient toutefois de noter que la convention internationale précédemment citée n’écarte nullement le préjudice écologique. C’est notamment dans ce sens que la justice italienne va statuer dans deux affaires de pollution par hydrocarbures : le pétrolier Patmos qui va souiller les côtes du détroit de Messine en 1985 et le pétrolier Haven, en 1991, dans le golfe de Gênes. Certes c’était en Italie. Serait-ce donc un jugement sans précédent en France ? Non ! Le 4 octobre 2007, le tribunal de grande instance de Narbonne condamnait ainsi la société Soft pour pollution d’un ruisseau par déversement accidentel d’un insecticide hautement nocif qui avait pollué en aval l’étang et le complexe lagunaire de Bages-Sigean. Elle dut notamment indemniser le Parc Naturel Régional de la Narbonnaise en Méditerranée pour préjudice environnemental.

Deux remarques générales en guise de conclusion provisoire :
- le règlement de cette affaire eût sûrement été plus aisé si la France n’avait été, une fois de plus, l’un des derniers États membres à transposer en droit national la directive européenne 2004/35/CE du 21/04/04 sur la responsabilité environnementale. Cette transposition n’interviendra en effet qu’en août 2008 après, et seulement après, une mise en demeure de la Commission européenne en janvier 2008. Soit huit mois après le premier jugement Erika... Et un an après le lancement du Grenelle de l’environnement...
- La convention internationale CLC exonère l’affréteur de toute responsabilité civile (Total dans le cas présent), sauf faute inexcusable pour la faire porter sur le propriétaire du navire. Ce qui signifie que les compagnies pétrolières peuvent impunément continuer d’affréter des bateaux poubelles, contrôlés par des sociétés de certification parfois peu regardantes.

Dans l’attente du futur procès en cassation, le travail à accomplir tant au plan national, européen et international reste donc considérable et engage l’ensemble des acteurs concernés (élus, associations, entreprises). Même si des avancées ont été obtenues pour la reconnaissance du droit à agir des collectivités, ces perspectives devront donc nous inciter à considérer avec beaucoup d’attention les attendus de ce procès en appel.

vendredi 2 avril 2010

Le PS, le parti du changement

Avec plus de 200 000 adhérents le PS est le premier parti de gauche. Engagé pour la justice, la solidarité, les libertés, le PS agit au service du progrès social. Démocratique et décentralisé il permet à chacun d’agir et de s’exprimer en son sein.
Cotisations, comment ça marche ?
La première année de cotisation est de 20€
Un barême de cotisation proportionnel aux revenus s’applique ensuite. C’est ça aussi la justice sociale.

Adhérer au PS, c'est facile. En quelques clics, devenez adhérent et rejoignez la première force d'alternance : http://parti-socialiste.fr
Débats, préparation du projet, mobilisations pour les valeurs de la gauche, rejoignez les milliers d’hommes et de femmes qui ont déjà fait le choix de s’engager.
C’est le moment d’agir.

lundi 29 mars 2010

Vannes : un budget 2010 minimaliste

Les élus de la Gauche Vannetaise analysent sur leur blog le budget 2010 de la ville de Vannes.
Pour en savoir plus cliquez ici.

dimanche 28 mars 2010

La belle équipe

Cinq jours après l’incontestable succès de la liste conduite par Jean-Yves Le Drian obtenu dans les urnes de Bretagne le 21 mars dernier, les 83 membres du Conseil régional ont procédé à l’élection des membres de l’exécutif. Avant de souligner à grands traits la marque originelle de cette nouvelle équipe, il convient de noter que l’élection du nouveau président est le résultat du vote unanime de sa liste et du refus de vote de l’UMP (Bernadette Malgorn) et d’Europe Ecologie (Guy Hascoët).

Dès lors qu’il n’y avait qu’un seul candidat à postuler à la présidence, c’est, de la part de l’UMP, une position sans surprise qui lui permet de reconnaître sa défaite tout en évitant d’avoir à se compter, tant les divergences sont grandes dans le camp de la droite. À cet égard, le refus de vote d’Europe Ecologie, calquant ainsi sa position sur celle de l’UMP, mérite d’être notée quand on se souvient que, le 18 février à Vannes, un ténor d’Europe Ecologie clamait que « le PS et l’UMP c’est la même chose ».


Au lieu de faire front commun avec une majorité présidentielle que les Bretons ont largement rejetée, ce mouvement écologiste pouvait opter pour l’abstention afin de laisser une porte entrouverte pour l’avenir au lieu de la claquer. Gageons que, dans les mois qui viennent, on saura trouver les gestes permettant un rapprochement, car nul ne saurait douter que les écologistes sont de cette grande famille de gauche qui, comme toute famille, adore cultiver de petites querelles.

Revenons à l’essentiel : la Région se met en ordre de marche pour affronter les grands défis que la Bretagne va devoir relever pour les quatre prochaines années. La marque de fabrique de ce nouvel exécutif, c’est d’abord un grand renouvellement, à hauteur de 50%. C’est ensuite un fort rajeunissement et notamment dans les présidences de commissions, avec une moyenne d’âge de 40 ans. Ce n’est nullement un quelconque effet de mode, ce fameux jeunisme, mais une volonté de mise en perspective, en privilégiant le potentiel qu’offre la dynamique intergénérationnelle.

C’est de façon plus générale, le respect et la concrétisation des engagements de campagne. Sans s’arrêter à toutes les vice-présidences, il faut noter que les deux premières sont dédiées à la jeunesse et à l’agriculture et que la troisième concerne l’identité bretonne. Quant aux autres vice-présidences et présidences de commission, c’est la traduction par la preuve des priorités arrêtées dans le projet « La Bretagne solidaire, créative et responsable ».

Composition de l’exécutif régional


Le président
Jean-Yves Le Drian Président du Conseil régional

Les quinze vice-présidents
-Sylvie Robert Première vice-présidente chargée de la jeunesse
-Michel Morin Deuxième vice-président chargé de l'agriculture et de l'agro-alimentaire
-Lena Louarn Troisième vice-présidente chargée des langues de Bretagne
-Gérard Lahellec Quatrième vice-président chargé de la mobilité et des transports
-Marie-Pierre Rouger Cinquième vice-présidente chargée des lycées et de la qualité du bâti
-Thierry Burlot Sixième vice-président chargé de l'eau, de l'environnement et de la biodiversité
-Isabelle Thomas Septième vice-présidente chargée de la mer et de la protection du littoral
-Gwenegan Bui Huitième vice-président chargé de la politique territoriale et du numérique
-Georgette Bréard Neuvième vice-présidente chargée de la formation tout au long de la vie et de l'apprentissage
-Jean-Michel Le Boulanger Dixième vice-président chargé de la culture et des pratiques culturelles
-Gaëlle Abily Onzième vice-présidente chargée de l'égalité des droits et de l'innovation sociale
-Bernard Pouliquen Douzième vice-président chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche
-Maria Vadillo Treizième vice-présidente chargée du tourisme et du patrimoine
-Daniel Gilles Quatorzième vice-président chargé des sports
-Pierrick Massiot Quinzième vice-président chargé des finances et des affaires générales.

Les présidents de commission (en attente du vote qui interviendra le 15 avril prochain)
-Forough Salami Présidente de la commission formation, déléguée à la vie lycéenne
-Loïg Chesnais-Girard Président de la commission économie, délégué à l'innovation et à l'économie sociale et solidaire
-Dominique Ramard Président de la commission aménagement du territoire, délégué au centre-Bretagne
-Béatrice Le Marre Présidente de la commission solidarité, délégué au logement et à la santé
-Pierre Karleskind Président de la commission finance, délégué aux affaires européennes

Les délégations spécifiques
-Daniel Cueff Délégué à l'Eco Faur et à l'Etablissement public foncier
-Gérard Mével Délégué à l'Agenda 21
-Thierry Meuriot Délégué à l'Agence économique de Bretagne
-Kaourintine Hulaud Déléguée à la maison de la Bretagne à Paris

mercredi 24 mars 2010

Je ne connais pas de vainqueur que la victoire ait mis d'humeur chagrine

(Eric Tabarly, Mémoires du large)

Dimanche 21 mars 2010, le Parti socialiste et ses partenaires ont remporté une incontestable victoire. L'avenir des régions était bien sûr l’enjeu de cette élection mais on ne peut s’empêcher de relever que la gauche représente la majorité absolue au plan national. Le rassemblement conduit par Jean-Yves Le Drian arrive même en tête dans le Morbihan et à Vannes, terre de mission qui le devient un peu moins à chaque élection. Événement majeur qui ne doit pas nous aveugler mais au contraire nous obliger à analyser avec lucidité ces résultats.

Les quartiers où la crise, additionnée à une politique gouvernementale profondément injuste et inefficace, frappe le plus durement sont précisément ceux où l’abstention reste la plus élevée. Cette remarque s'applique à Vannes comme au plan national. Nous, gens de gauche, devons tenir compte de cet avertissement sans frais. Et ce serait trahir nos convictions que l’ignorer. Car après avoir été trompés et abandonnés par Sarkozy, ces quartiers pourraient bien être tentés d'utiliser alors massivement le bulletin des extrêmes, notamment celui du Front National, pour exprimer l'ampleur de leur désespérance.

Au-delà de ce péril qu’il nous faut garder chevillé au corps, c’est un message d’espoir que les Français nous ont adressé. Et ce dernier s’adresse également à nous, socialistes vannetais, puisque nos électeurs nous ont accordé plus de suffrages qu'à l'UMP. Ne nous livrons pas au futile exercice de l'oracle. Leur appel est simple : « Donnez nous envie et raison de renouveler ce choix ! ».

L’an prochain, l'actualité politique sera marquée par les élections cantonales au terme desquelles il n’est nullement déraisonnable d’espérer, pour la première fois, conquérir le Conseil général du Morbihan. En 2012, ce seront les élections présidentielles bien sûr mais aussi législatives où la circonscription de Vannes pourrait constituer un enjeu symbolique dans la bataille droite-gauche. Puis en 2014, les municipales où s’affronteront deux logiques : celle du maire sortant accroché comme une bernique à son rocher libéral, et celle de nos candidats dont le projet sera orienté vers ce qui fait le plus défaut aujourd’hui à Vannes, une grande politique de développement durable, solidaire et démocratique.

mardi 23 mars 2010

Large mobilisation aux côtés des syndicats.

Les syndicats organisateurs de la journée d’action interprofessionnelle du 23 mars ont appelé à la mobilisation contre la politique du gouvernement en matière d'emploi, de salaires, de conditions de travail, de pouvoir d'achat, de services publics et de retraites. Ils protestent contre le simulacre de concertation sociale lancée le 15 février dernier par le Président de la République et son gouvernement. Le Président avait annoncé, à cette occasion, de multiples négociations (sur la pénibilité, sur les fins de droit, sur le partage des profits). Si des discussions ont eu lieu, elles ont toutes fonctionné sur le modèle du « j’écoute mais je ne tiens pas compte » cher au Président de la République. Dans l’intervalle, aucune mesure n’a été prise pour aider les Français à traverser la crise.
Le Parti socialiste rappelle qu’il a demandé, notamment sur le dossier des retraites, une vraie concertation sociale entre le gouvernement, les organisations syndicales et les représentants du patronat pour une réforme juste pour les salariés et pour le niveau de vie des retraités.
La politique du gouvernement a été lourdement sanctionnée lors des élections régionales. Les Français souhaitent un changement de politique alors que le gouvernement refuse d’entendre ce message et semble décidé à continuer, voire à amplifier, sa politique d’austérité. Cette manifestation a été l’occasion de rappeler le gouvernement à ses responsabilités.

A Vannes, plus de 2000 (selon la presse) à 3500 manifestants (selon les syndicats), salariés du privé, fonctionnaires (y compris pompiers et policiers), retraités, se sont rassemblés sur l'Esplanade du Port et ont parcouru les rues de la ville, pour terminer la manifestation par la lecture de leurs revendications devant la mairie.
Les socialistes, bien représentés, soutenaient cette action.










lundi 22 mars 2010

Essai confirmé !

Le projet porté par la liste de rassemblement menée par Jean-Yves Le Drian a recueilli le 21 mars plus de 50% des suffrages des électeurs et électrices en Bretagne. "Ce succès nous engage fortement pour l'avenir" a souligné Jean-Yves Le Drian. Le contrat de confiance est renouvelé!

Les résultats :
Région
Inscrits 2 333 285
Exprimés 1 242 987
Jean-Yves Le Drian : 600 260 : 50, 27% soit 52 élu(e)s
Bernadette Malgorn : 386 394 : 32, 36 soit 20 élu(e)s
Guy Hascoët 207 435 : 17, 37 % soit 11 élu(e)s

Morbihan :
Inscrits 541 868
Exprimés : 272 197
Jean-Yves Le Drian : 134 507 : 49,42% soit 12 élu(e)s
Bernadette Malgorn : 92 932 : 34,14% soit 5 élu(e)s
Guy Hascouet : 44 758 : 16,44% soit 2 élu(e)s



A Vannes la liste de J-Y Le Drian reste en tête (43,52%) , comme au premier tour; l’écart avec la liste UMP (40,08%) est accru de 1,13% et atteint 3,44% !
Pas si mal ...Juste récompense d’une campagne active .
Merci aux militants, aux sympathisants et bien entendu merci aux électeurs qui ont fait confiance à Jean-Yves Le Drian et à son équipe.