La RGPP (Régression générale des politiques publiques) qui ne remplace, depuis 2008, qu'un départ à la retraite sur deux se poursuit, par idéologie, sans tenir compte des réalités et des besoins.
Le projet de budget pour 2012 prévoit encore de supprimer 14 000 postes dans l'éducation, après 16 000 en 2011, et au total 66 000 depuis 2008.
Trop c'est trop !
L'école, au sens large, est en grand danger.
L'intersyndicale du public a appelé à la grève et à la manifestation le mardi 27 septembre. Mais ce qui est inédit, c'est que cinq syndicats du privé catholique ont appelé à participer à cette journée d'action dans l'Education Nationale, appel allant jusqu'à la grève pour quatre d'entre eux.
Public-privé même combat ?
Moins atteint que le public par la RGPP le privé catholique n'est cependant pas épargné. En 4 ans il a perdu 4 600 postes et pour la rentrée 2012 il en perdra encore 1 350.
A force de "dégraisser le mammouth" , l'os est atteint.
Le malaise enseignant est maintenant général. Le ministre Luc Chatel lui-même trouve les revendications "légitimes" (Comprenne qui pourra...) !
Tous les syndicats réclament l'arrêt des suppressions de postes. C'est bien le minimum. Il faudra évidemment en recréer à partir de 2012, après la défaite du sarkozysme.
A Vannes la manifestation départementale a connu une grande affluence. Vraiment beaucoup de monde pour une manifestation de ce type : entre 3 000 et 4 500 personnes selon les sources. Et un mélange très significatif des banderoles et drapeaux syndicaux, privé et public confondus dans une même protestation. C'est pour le moins inhabituel et reflète la gravité de la situation.
Par principe le PS n'est pas présent en tant que tel dans les manifestations professionnelles et syndicales. Mais il soutient avec vigueur et détermination les revendications exprimées hier.
