La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) se poursuit.
Il est prévu de supprimer encore 14 000 postes dans l'Education à la rentrée 2012 :
5 700 dans le primaire public, 6 550 dans le second degré, 1 350 dans l'enseignement privé, 400 dans le personnel administratif et 280 dans l'enseignement agricole.
Ces suppressions s'ajouteront aux 66 000 déjà effectuées depuis 2007, alors que les effectifs d'élèves sont en hausse.
Les lycées sont particulièrement visés, surtout les petits établissements, les "plus coûteux". Pour atteindre les objectifs les recteurs sont amenés à sacrifier des filières et même des établissements entiers, en particulier dans la France rurale.
Des recteurs eux-mêmes estiment qu'ils "sont arrivés aux limites de ce qu'ils peuvent faire", c'est tout dire....
Dans le Morbihan 29 postes d'enseignement du primaire sont supprimés alors que la population scolaire est en hausse.
Mais le ministère ne prend pas en compte tous les enfants de deux ans inscrits et présents dans les classes . 400 élèves sont ainsi "escamotés" .
Les seuils d'ouverture et de fermeture de classes sont passés de 29 à 33 en maternelle, de 26 à 28 en élémentaire.
L'existence des petites écoles est remise en question en milieu rural et urbain, comme pour l'école maternelle Catherine Descartes à Vannes.
Les mesures prévues pour la rentrée 2012 dans le Morbihan font disparaître 44% des postes RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) , appui indispensable aux enseignants.
Pour protester contre ces mesure des associations de parents (ADPEP56, FCPE56), la Ligue de l'Enseignement, des syndicats (SGEN-CFDT, SE-UNSE56, SNUipp56) avaient appelé à une manifestation le samedi 28 janvier à Vannes. La fédération départementale du PS avait apporté son soutien.
Environ 400 personnes ont participé à ce rassemblement qui s'est terminé devant l'Inspection d'Académie.
La section de Vannes du PS était bien présente, avec en particulier Simon Uzenat, représentant Claude Jahier, candidate PS aux législatives de juin retenue à Paris par ses responsabilités associatives nationales.
Claude Jahier et Simon Uzenat soutiennent bien évidemment les projets de François Hollande de mettre fin à cette folle hémorragie de postes dans l'Education et d'y rétablir 60 000 postes en cinq ans. Cela est indispensable pour donner les moyens à l'école et aux professeurs d'instruire et de former efficacement la jeunesse.


