Une quarantaine de participants venus des sections de Vannes, Arradon, Sarzeau et Saint-Avé ont participé à cette AG qui a donné lieu à un échange riche.
Les différentes prises de parole ont mis en relief trois approches à partir du texte national.
· autour du contenu du projet, et le questionnement
· les manques et les difficultés de ce projet
· analyse et mise en perspective de l’application du projet
Un consensus s’est établi autour du contenu du projet, présentant un intégral riche. C’est un bon document de début de campagne. Certains en profitent pour saluer le travail de la secrétaire nationale et de son équipe. Ce texte se construit autour du social, de l’éducation, de la fiscalité et de l’économique avec la dimension européenne. La clé de voûte du projet repose sur une Europe forte et une gouvernance monétaire ambitieuse, une BCE moins indépendante, à travers un axe franco-allemand, en appui de la position de principe socio-démocrate adoptée par le PS en lien avec le SPD. Ce texte est une rupture avec le capitalisme, en distinguant bien ce qui répond à l’économie de marché (social-démocratie) et le capitalisme (de droite).
Le projet ne peut être qu’évolutif en fonction du contexte. Il dépendra du candidat de le faire vivre selon différents points d’appui : la situation du moment, le candidat de la droite, des événements extérieurs…
Les média dans leur ensemble reconnaissent que le PS a un programme, c’est important pour l’opinion publique. Ce qui est proposé est solide. Les avis de l’assistance sont partagés quant à la campagne elle-même; devons nous cibler une population particulière de l’électorat ou nous orienter vers une stratégie de communication qui s’adresse à l’ensemble des citoyens ?
La personne qui portera le projet risque de se heurter à certaines difficultés pour sa mise en place. Dans la fiscalité, trois freins sont identifiés : la capacité de nuisance de Bercy avec son fonctionnement interne, la relation avec l’impôt qu’ont les français, et l’économie mondialisée.
Le référendum proposé à la fin de l’année 2012 paraît risqué, et ne justifie pas nécessairement sa mise en place (si la gauche gagne, c’est qu’elle est plébiscitée, si elle perd, la droite ne le fera pas).
Un certain questionnement reste en suspend à la lecture du texte.
Sur la dimension internationale, que doit-on faire face à la consommation des matières premières, quelle continuité de production, quelle cohérence géopolitique doit-on adopter ?
L’économie doit être source de création d’emploi. Comment trouver des solutions pour créer du travail ?
Le fait de s’appuyer sur une croissance de 2,.5% reste trop aléatoire, un taux de croissance ne se décrète pas, on est sur un pari. Il est nécessaire de valoriser les PME avec un soutien comme a su le faire l’Allemagne.
Pour quelques militants le projet apparaît pas assez audacieux, nous ne sommes pas devant un projet de rupture. La crise aurait pu permettre d’aller plus loin. On avait la possibilité de faire mieux. Il n’y a rien sur la réduction du temps de travail. Nous ne sommes pas sur une politique active de création d’emploi. Nous n’avons pas de proposition concrète : exemple sur la hausse des loyers.
Ce texte devrait susciter une réaction favorable de nos futurs partenaires, il permet de travailler ensemble pour gouverner le pays demain. C’est un document assez raisonnable, qui offre la possibilité de rassembler les trois blocs politiques de gauche : les écologistes (pas loin d’un accord de société sur le nucléaire), le bloc républicain et le bloc plus radical de gauche avec la rupture du capitalisme. Nous sommes en train de construire un pont avec les futurs alliés. Ce projet est aussi révélateur des différents courants au sein du PS.
En conclusion : ce texte devra être porté par un candidat(e), c’est une plateforme à une bataille culturelle. Il marque une opposition entre deux visions du monde, c’est l’affirmation de nos valeurs, c’est un combat de la sphère publique à la sphère privée. Le rapport à l’impôt est une ligne de fracture. C’est envoyer un message des priorités aux français. On renvoie la droite dans sa position. L’élection présidentielle c’est la rencontre entre un candidat(e) et les français. Avoir un cap très fort, donner des mesures symboles fortes, prendre dès le début des mesures fortes.
