lundi 7 mars 2011

Fils de....

Nous avions la naïveté de croire que l'abolition des privilèges était une réalité en France depuis la Révolution et que cette manière de choyer quelques citoyens dits de "haut lignage" n'existait plus que dans des pays présentés comme sous-développés.
Il n'en est rien.
D'une part les révolutions des pays arabes veulent mettre un terme aux dynasties de dictateurs qui ont dirigé et pillé leur pays.
D'autre part nous assistons en France à la relance des mises sur orbite des '"fils de..."

Tout le monde se souvient du tohu-bohu déclenché par l'affaire du fils Sarkozy propulsé à la présidence du plus grand centre économique d'Europe. Sans le mouvement général d'indignation le "fils de ..." serait devenu sans le moindre mérite l'un des plus influents personnages économiques du pays.

Nous, provinciaux, pensions être à l'abri de tels tripatouillages. Pas du tout. Deux exemples viennent ternir l'image du Morbihan.
Le premier est à Vannes. Voilà le fils du "Député-Maire-Président de l'Agglo" qui déboule à la mairie pour occuper un poste clé.
Deuxième exemple, le fils du secrétaire général de l'Elysée, aujourd'hui Ministre de l'Intérieur, se voit octroyer pour 2010 ( selon le Canard Enchaîné du 23 février 2011, repris par Ouest-France le 24 février 2011) une somme de 250 000 euros de la réserve parlementaire. A noter qu'il n'est que suppléant au député Bouvard, qui lui n'a eu "'que" 140 000 euros. Ce pactole fait suite aux sommes déjà perçues les années passées.

Pour être brefs, limitons-nous à poser deux questions :
1- Que sont devenus ces centaines de milliers d'euros d'argent public discrètement donnés au sieur Guéant ? Et ses futurs opposants aux prochaines élections législatives pourront-ils prétendre aux mêmes générosités ?

2- Quelles procédures doivent suivre les demandeurs d'emploi pour bénéficier du "coup de piston" de marque Goulard, identique à celui du fiston ?

Il est toujours facile et de bon ton d'encourager verbalement les jeunes à s'engager et à prendre des responsabilités y compris dans le domaine politique.
Quelles chances peut avoir une employée de chez Rocher face à Guéant, ou le fils d'un salarié de Michelin face au fils Goulard ?

Celui qui trouvera la réponse pourra prétendre à la cagnotte parlementaire !