vendredi 5 juin 2009

Pourquoi voter socialiste le 7 juin ?

La réunion publique de Vannes du mercredi 3 juin a réuni une trentaine de personnes au Palais des Arts. Sous l’égide de Gwendal ROUILLARD, premier secrétaire fédéral, de Jean-Paul MEHEUST, militant socialiste de la section de Vannes qui a apporté tout au long de cette campagne son expérience du fonctionnement des institutions européennes et de Maxime PICARD, Secrétaire Fédéral et animateur de la circonscription.

Maxime PICARD a entamé les débats avec une analyse de la campagne des élections européennes en insistant sur le fait que nos concurrents avaient occulté les vrais sujets et n’avaient pas été honnêtes dans leurs positionnements.
Il a comparé les services publics au film «Les Temps Modernes » de Charlie Chaplin, en démontrant qu’il existe des éléments tout à fait pertinents prouvant la volonté de la droite européenne et française de casser le service public à la « française » pour mieux le remplacer par des emplois privés.


Jean-Paul MEHEUST, à la question « Pourquoi faut-il voter socialiste ?» a répondu que nous étions face à un enjeu capital. Allons-nous basculer durablement dans une Europe libérale, une Europe des gouvernements, initiée et voulue par le Royaume Uni au moment de son adhésion en 1973 ? A savoir une zone de libre échange avec un minimum de régulation et un Parlement Européen sans réel pouvoir.
Ou pourrons-nous, à terme, créer l’Europe des citoyens, voulue par ses fondateurs ?
Jean-Paul MEHEUST a ensuite mis en parallèle les politiques européennes menées par la gauche et la droite française : Les présidents français Giscard d’Estaing et Jacques Chirac qui ont affaibli la commission et rogné les budgets européens, rendant ainsi impossible d’envisager toute politique commune, alors que sous les gouvernements socialistes de grandes avancées avaient été réalisées. Si Jacques DELORS est resté dans les esprits comme le Président « référence » de l’Union Européenne, Barroso marquera son temps lui, comme étant un Président « fantoche ».
Il a également insisté sur le fait qu’aujourd’hui nous étions dans une Europe du troc où le citoyen est dans l’impossibilité d’intervenir, et pas dans une Europe du compromis où chacun trouverait sa place.

Gwendal ROUILLARD a ensuite pris la parole en remerciant tous ceux qui avaient participé à la réalisation de cette campagne qui n’était pas simple et ne mobilise pas les citoyens enfermés dans la crise.
Parlant de l’Europe, il a placé la région Bretagne et les territoires au centre des enjeux européens. Faisant remarquer que s’il est vrai que l’Europe c’est la paix, les fonds Européens, on ne peut que constater qu’aujourd’hui cela ne suffit plus face à la crise. L’Europe est en difficulté face aux autres grandes puissances émergentes : la Chine, l’Inde … Et même si nous avons la satisfaction de voir les thèses socialistes plus que jamais validées, nous n’arrivons pas à les incarner.
Rappelant que le budget français est de 600 milliards€ en comparaison avec le budget européen qui est de 135 mds€, la PAC à elle seule mobilisant 50/55 mds€ il a constaté que le budget consacré à la recherche et l’innovation est seulement de 8 mds€. Il a plaidé pour un emprunt européen et la relance d’une Europe des projets communs.
Il a insisté sur le fait que si nous ne sommes pas prêts en 2010 nous devrons subir les conséquences de cette politique libérale jusqu’en 2020 et que dès 2015 les quotas seront supprimés si on ne fait rien dès aujourd’hui.
Gwendal ROUILLARD nous a fait part de sa conviction que les régions étaient un des principaux facteurs de développement économique et durable en Europe et dans le monde et qu’elles devaient être soutenues dans leurs développements.


S’est ensuite instauré un vif débat avec la salle.